EYINDI NA BURKINA FASO, BA “DEPUTES” YA RD CONGO BOLOBI NINI ?

Le Burkina Faso est en ébullition. Ce jeudi 30 octobre au matin, les députés burkinabè devaient examiner le projet de loi portant sur la révision de la Constitution permettant une nouvelle candidature du président Blaise Compaoré après 2015. Un projet largement contesté. Avant le début de la séance, des manifestants ont réussi à pénétrer dans l’enceinte du Parlement. Depuis, le mouvement de colère a pris de l’ampleur et de violents combats ont lieu près de la présidence.

Les heures sont données en temps universel

13h50 : Parmi d’autres émetteurs, celui de RFI a été coupé à Ouagadougou lors du saccage de la radio nationale.

13h48 : Jeune Afrique annonce sur son site internet la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou. Tous les vols au départ ou à l’arrivée de capitale bukinabè sont annulés.

13h15 : la France appelle au calme et à la retenue au Burkina Faso alors que les Etats-Unis font part de leur inquiétude.

12h55 : Tweet de Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition : « Nous ne cautionnons pas la prise du pouvoir par la force. Nous voulons juste le respect de la démocratie ».

12h43 : Selon l’envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, Frédéric Garat, le frère du président, François Compaoré a été arrêté à l’aéroport.

12h40 : Sur RFI, Bruno Kafondo, député UPC, parti d’opposition, raconte le moment où les manifestants sont rentrés dans l’Assemblée : « On attendait tranquillement en échangeant les uns avec les autres. Puis, les députés qui étaient de la majorité ont commencé à filer de l’Assemblée. Ils venaient d’avoir l’information que des gens étaient en train de défoncer les portes de l’Assemblée nationale. Ils sont arrivés en masse. Ils ont défoncé la balustrade centrale. Et compte tenu du fait que nous sommes des députés de l’opposition et que moi-même je suis d’un certain âge, ils ont dit ” Tonton, il n’y a pas de problèmes, venez “, et ils m’ont conduit plus loin ».

12h35 : Une question est sur toutes les lèvres : où est le président Compaoré ? Des informations contradictoires circulent alors que la foule tente toujours d’entrer à la présidence.

12h30 : En direct sur l’antenne de RFI, le correspondant à Ouagadougou fait le point sur la situation : « Les manifestants sont déterminés. Ils tentent depuis près de deux heures d’entrer dans le palais présidentiel. Il y a encore des tirs ».

12h30 : Une réunion serait en cours entre les responsables militaires et l’empereur des Mossi, l’ethnie majoritaire du pays.

12h25 : Selon un journaliste burkinabè contacté par RFI, il y a des tirs près du quartier des 1 200 logements où il y a eu un mort. Plusieurs chars ont tiré en l’air dans le quartier Ouaga 2 000 près du palais présidentiel.

12h23 : La France regroupe ses ressortissants à son ambassade de Ouagadougou.

12h20 : Zéphirin Diabré, l’un des chefs de file de l’opposition, appelle à la démission du président Blaise Compaoré.

12h00 : Autour du palais présidentiel, le face-à-face entre les forces de l’ordre et les manifestants dure depuis une heure, selon notre correspondant à Ouagadougou, Yaya Boudani.

11h50 : Un habitant de Bobo Dioulaso, contacté par RFI, confirme la situation tendue dans la ville. Des manifestations ont commencé ce matin de manière dispersée avant que des incendies n’éclatent au siège du parti au pouvoir, à la mairie et à plusieurs domiciles de responsables politiques.

11h45 : Le site d’information Burkina24 témoigne d’une situation confuse à Bobo Dioulasso, la deuxième plus grande ville du pays.

11h36 : Selon plusieurs témoignages circulant sur les réseaux sociaux, des manifestants auraient tenté d’envahir le domicile du frère du président Compaoré. Les forces de l’ordre auraient alors tiré dans la foule. Aucun bilan n’est encore disponible.

11h30 : Pour l’un des leaders de l’opposition, Bénéwendé Sankara, le président Compaoré doit « tirer les conséquences » de l’assaut contre l’Assemblée à Ouagadougou.

11h17 : Selon un journaliste de l’AFP, il y aurait un mort parmi les manifestants. Depuis quelques minutes, une information similaire circulait sur les réseaux sociaux évoquant un décès par balle dans le quartier des 1 200 logements.

11h10 : Selon des témoins sur place, des flammes s’échappent du bâtiment de l’Assemblée nationale, saccagé plus tôt dans la matinée par les manifestants.

11h00 : Frédéric Garat, envoyé spécial de RFI à Ouagadougou, évoque le saccage de l’hôtel Azalaï Indépendance par les manifestants. Désormais, les protestataires se regroupent vers le centre-ville.

10h50 : Dans un communiqué officiel, le gouvernement du Burkina Faso appelle au calme et à la retenue.

10h45 : Interrogé par RFI, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré confirme l’annulation du vote du projet de loi. Un vote qui devait avoir lieu ce jeudi. Mais il ne donne aucune information sur une possible annulation du projet de loi portant sur la modification de la Constitution.

10h35 : Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition, la situation est grave : « Nous n’étions pas encore dans l’hémicycle quand l’Assemblée a été prise d’assaut. Le Burkina Faso est en train de sombrer dans le chaos. Ce n’est pas organisé et tout peut arriver. Si on nous avait écoutés, on aurait pu éviter tout cela ».

10h25: Selon le site d’information Burkina24, les locaux de la RTB-télé ont été saccagés par les manifestants et celle-ci a cessé d’émettre.

10h: La situation est extrêmement tendue devant l’Assemble nationale qui est toute enfumée. Depuis ce matin, les manifestants avaient tenté par tous les moyens d’y accéder et finalement vers 09h30 TU, ils ont réussi à pénétrer à l’intérieur de l’hémicycle. Les députés sont parvenus à s’échapper par une porte de secours se situant derrière le bâtiment du Parlement.

Sur place, les manifestants ont tout saccagé et incendié des véhicules avant de se diriger vers la télévision nationale du Burkina Faso où ils entendent faire une déclaration. Aux alentours du Parlement, il y a toujours des détonations et certains protestataires affrontent toujours les forces de l’ordre.

Les forces de sécurité du Faso, la force d’élite, ont d’abord tiré en l’air pour essayer de disperser les manifestants, mais face à leur détermination, le service de sécurité présidentielle a libéré le passage. Maintenant, ces forces de l’ordre sont du côté de la télévision nationale pour protéger le bâtiment.

Actuellement, les manifestants se sont dispersés dans la ville en scandant « Libérez Kossyam », du nom du palais présidentiel. Smokey, l’un des chefs de file du Balai citoyen, estime qu’en empêchant le vote, l’objectif du jour est atteint et n’encourage pas les manifestants à se diriger vers le palais présidentiel.

Le vote de ce projet de loi controversé n’a donc pas eu lieu ce matin
rfi.fr

By yvesmalou

UN JEUNE DE 31 ANS TOMBE AMOUREUX D’UNE FEMME DE 91 ANS.

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A 31 ans, Kyle Jones est ce que l’on appelle un toy boy. Cet Américain aime les femmes plus âgées que lui, bien plus âgées. Dans une vidéo, il raconte son histoire d’amour avec Marjorie McCool, une dame de 91 ans.

Kyle et Marjorie se sont rencontrés en 2009 dans la librairie où elle travaillait, rapporte le Daily Mail, repris par le site 7sur7. Veuve depuis 37 ans, Marjorie McCool a été très étonnée quand le jeune homme lui a demandé son numéro de téléphone. Mais, séduite, elle a accepté le rendez-vous avec celui qui pourrait être son petit-fils. Et depuis 5 ans, ils vivent désormais une relation amoureuse « libre ».

« Le côté physique de notre relation est merveilleux ! »

Le couple se dit très épanoui sexuellement. « Le côté physique de notre relation est merveilleux ! Je me surprends, il m’épate ! Il n’y a rien de mieux » explique la vieille femme. « C’est super flatteur d’avoir un homme plus jeune qui te fait la cour… parfois il est comme un autre fils… jusqu’à ce que nous nous retrouvons dans un lit, et là je me sens différente » ajoute-t-elle.Et d’avouer : « Je porte des tenues sexy au lit. J’essaie de garder mon soutien-gorge parce qu’il ne me reste plus grand-chose ».

« J’aime les rides et les lignes du cou »

Quant à Kyle, il assume totalement son attirance pour les femmes âgées. « J’aime les vieilles femmes ! Souvent, les choses que les femmes perçoivent comme des complexes, sont des choses qui m’attirent. J’aime les rides et les lignes sur le cou. Les femmes s’inquiètent aussi de leur poitrine tombante, mais je pense que le naturel est mieux. Je ne suis pas un fan de chirurgie plastique » explique-t-il. « Tout le monde est attiré par quelque chose. Certains préfèrent les blondes, les brunes, les femmes grandes de taille, les femmes minces… moi je suis attiré par les femmes plus âgées » ajoute-t-il.

Et si Kyle aime les femmes âgées, il aime aussi la polygamie. En effet, le trentenaire sort avec plusieurs femmes à la fois, qu’il présente souvent à sa mère, âgée de 50 ans. Actuellement, il se dit également en couple avec Anna, une femme âgée de 68 ans. Marjorie est au courant. « Au début j’étais jalouse de ses autres conquêtes mais il continue de revenir vers moi et il me dit que je suis la meilleure » déclare-t-elle fièrement.
ladepeche.fr

By yvesmalou

CPI: UNE PLAINTE EN GESTATION CONTRE LAMBERT MENDE

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Des professeurs et chercheurs congolais de la diaspora s’attèlent à finaliser une plainte qu’ils comptent déposer contre le ministre congolais de la communication et médias à la cour pénale internationale. Ils reprochent au leader de la Convention des congolais unis d’avoir planifié les attaques xénophobes contre les religieux non originaires de Lodja. Des enquêteurs de la Fédération internationale des droits de l’homme se préparent déjà à descendre au Congo-Kinshasa pour mener des investigations sur toutes ces atrocités. A Kinshasa au siège du Mouvement Lumumbiste Progressiste, on indique que le caractère sélectif des crimes perpétrés contre les prêtres et sœurs catholiques non originaires du chef-lieu du Sankuru est un acte répréhensible devant la justice internationale. Dans un document limpide de sept pages, le député Franck Diongo, président national du Mlp explique, analyse et motive le sens de cette action qui doit être dirigée contre le porte-parole du gouvernement Kabila. L’opposant décrit les faits et leurs conséquences sur le plan moral, politique et établit clairement la responsabilité du président de la CCU et de l’état congolais sur ces événements malheureux survenus à Lodja. L’élu de la Lukunga a fait parvenir le document sur sa lecture des incidents de Lodja au président de l’assemblée nationale avec copie pour information au cardinal Mosengwo, au président de la Cenco, au président du sénat, au premier ministre, au ministre de l’Intérieur, au patron des renseignements, au commissaire général de la police ainsi qu’aux chefs des missions diplomatiques accrédités à Kinshasa et aux responsables des organisations de défense des droits de l’homme. Son souci est de montrer à la face du monde que Lambert Mende est le principal commanditaire et responsable des actes de violence contre les religieux non originaires de Lodja, a assuré l’un de ses lieutenants.

NOTRE LECTURE
DES ATTAQUES PERPETREES PAR DES MILITANTS DE LA CCU CONTRE L’EGLISE CATHOLIQUE ET LE CLERGE A LODJA
Points de vue juridique, moral et politique

LES FAITS

De violents incidents ont éclaté à Lodja les 12 et 13 octobre 2014. Des membres de la « Convention des Congolais Unis », CCU en sigle, ont vandalisé des couvents et s’en sont pris violemment à des prêtres et à des religieuses. Le motif de ces agressions barbares : la lecture, au cours d’une messe, du message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) sensibilisant les chrétiens catholiques à dire non à la révision de la Constitution de la République.

Selon les témoins des événements, l’expédition punitive menée contre les religieux aurait été conduite et coordonnée par Messieurs DIUMU Boniface, ONEMA et OKANGADO Papy, tous membres de la CCU, parti de Lambert MENDE, Ministre de la communication et des médias au gouvernement central.

Le plus lourd bilan de ces troubles donne :

- Un prêtre grièvement blessé (Abbé Pascal DJONGELO) avec une jambe fracturée ;

- Une religieuse (Sœur Hélène KOMBA) rouée de coups et dénudée, se
trouvant actuellement dans un état grave ;
– Des meubles et vitres cassés ;
– Des panneaux solaires alimentant le couvent en électricité mis hors service.
Il a été également remarqué que les agresseurs des religieux ont opéré sur les deux jours sans qu’aucune force de police, pourtant appelée au secours, ne soit intervenue.

POINT DE VUE JURIDIQUE

Les actes posés par cette bande de militants de la CCU ont été prémédités. Cette préméditation est d’autant plus coupable que le caractère xénophobe des agressions est évident.

En effet, pour l’agression du prêtre ayant officié la messe du 12 octobre, les agresseurs ont attendu la fin de la messe et surtout le départ des fidèles pour aller exécuter leur sale besogne. De même, le 13 octobre, ils ont attendu la nuit pour aller saccager le couvent des Sœurs et molester la Sœur Hélène KOMBA, préfète de Lycée.

Toutes les victimes de cette agression sont originaires d’autres territoires que celui de Lodja.

A la lumière de ce qui précède, nous ne sommes pas très loin d’une association de malfaiteurs montée pour semer la terreur au sein du clergé, et particulièrement les membres de ce clergé non originaires de Lodja, sans compter les voies de fait et autres destructions méchantes des biens de l’Eglise.

La police, et les autorités administratives qui ont été informées de la situation sans tenter aucune intervention de secours ni de protection des victimes peuvent se retrouver dans un cas de non assistance à personne en danger.

POINT DE VUE MORAL

Avec cette profanation de l’Eglise et des résidences des religieux, il faut se dire que c’est une nouvelle barrière qui vient d’être franchie par les auteurs des violences incriminées. L’Eglise qui a été profanée est pourtant, depuis toujours, la plus importante des rares institutions qui, dans ces contrées abandonnées, pauvres parmi les pauvres, du Sankuru, soutiennent tant bien que mal les populations démunies (écoles, hôpitaux, assistance humanitaire etc.). Aucun régime ayant dirigé le Congo d’après l’indépendance n’a autant fait au Sankuru sur le plan social que l’Eglise catholique ; encore moins les politiciens originaires qui ne s’illustrent souvent que pour exploiter la misère ambiante à des fins électoralistes. A ce titre, les commanditaires et exécutants des dernières violences eux-mêmes doivent beaucoup à cette Eglise. Une Eglise mère aujourd’hui humiliée, violentée, violée. En pareille occurrence, l’interrogation qui se pose à toutes les bonnes consciences est de savoir : « lorsqu’on a été capable de violer sa propre mère, jusqu’où peut on aller, ou mieux jusqu’où ne peut-on pas aller » ?

Pour retrouver des atrocités similaires (profanation des lieux des cultes, graves agressions physiques sur les prêtres et religieuses, pillages des couvents etc.) il faut remonter l’histoire jusqu’aux sombres heures de la rébellion muleliste des années soixante. Mais généralement, les éléments rebelles qui posaient ces actes n’étaient pas originaires du Sankuru, ni du Kasaï oriental en général.

POINT DE VUE POLITIQUE

Les derniers événements de Lodja ne sont qu’un épisode d’une histoire qui se répète, malheureusement, sous les yeux indifférents sinon condescendants des autorités nationales censées être des garants de la paix et de la sécurité de tous les congolais sans discrimination. C’est le moins que l’on puisse en penser à la lumière des évidences ci-après :

· Les auteurs des violences des 12 et 13 octobre à Lodja sont des membres ou sympathisants du Parti politique fondé et présidé par Lambert MENDE, actuelle ministre de la communication et membre de la majorité présidentielle. Interrogé à ce sujet au cours d’une émission télévisée, le Ministre a qualifié les agissements de ses militants comme faisant partie « du débat politique que les Evêques auraient eu tort de ramener au sein même de l’Eglise par la lecture du communiqué de la CENCO. » Drôle de façon de débattre. !!

· Les casseurs et membres de la CCU n’en sont pas à leur première implication dans des actes de violence du genre. En effet, à plusieurs reprises, ils ont été mêlés à des violences extrêmes, partant de simples invectives (y compris sur les ondes de la Radio de la CCU) à des menaces de mort, des incendies des maisons et des assassinats commis au grand jour. Tout dernièrement, et ce pour la première fois depuis plusieurs années de terreur imposée à une partie de la population par ces malfaiteurs, le Gouverneur de province a dû descendre en personne à Lodja avec des renforts de police pour tenter de ramener le calme. Il peut témoigner de tout le mal qu’il a eu et qu’il continue certainement à éprouver dans cette tâche. Et pour cause ! Le Chef patenté de cette espèce de milice de la CCU, un nommé JACOB, avait été arrêté à cette occasion, parmi d’autres, pour l’assassinat d’un Monsieur appelé EKETO (lui aussi non originaire de Lodja). Après quelques jours passés à Kinshasa, ces individus ont été libérés sans jugement. Pour célébrer cette impunité, la maison d’un « autre non originaire » a été brûlée avec femme et enfants. En 2006, un nommé DJUBE (encore un non originaire) a été mortellement poignardé par la même clique pour la simple raison qu’il arborait une photo du candidat Jean Pierre BEMBA. Tous ces meurtres sont restés impunis jusqu’à ce jour.

Les violences commises ont presque toujours un fondement xénophobe particulièrement vis-à-vis des originaires des territoires de Lubefu et de Katako-Kombe. Ceci n’est en fait qu’une résurgence des vieux démons de la division orchestrée au lendemain de l’indépendance du Pays par des politiciens en mal de pouvoir, et qui, par opportunisme cynique, ont été réveillés par la CCU depuis la tenue des deux dernières élections législatives dans le territoire de Lodja.

Dès lors, ce n’est pas un hasard si l’actuel Evêque de Tshumbe (diocèse comprenant le territoire de Lodja), de surcroît Président de la Conférence épiscopale du Congo, n’est pas originaire du territoire de Lodja, et que les prêtres et religieuses agressés par les fameux militants de la CCU, sont tous d’autres territoires que celui de Lodja. Ce n’est pas non plus un hasard que le communiqué des Evêques qui a été lu ce jour là dans toutes les églises catholiques à travers le Pays n’ait provoqué de telles violences qu’à Lodja. Dieu seul sait combien y a-t-il de chrétiens catholiques dans la majorité présidentielle – et des meilleurs –, et qui ont pris part à des messes dites ce jour là à travers le Pays, et ont suivi le même message des Evêques sans verser dans la barbarie pour exprimer leur désapprobation.

Chaque fois qu’on essaie de porter la question de la terreur qui sévit à Lodja sur la place publique nationale, Monsieur MENDE, profitant de son pouvoir et de sa position de Ministre de la communication, entreprend aussitôt d’organiser des émissions sur les antennes de la Radiotélévision nationale consacrée à la minimisation sinon à la négation même de la réalité sur le terrain. Les personnes qui tentent de dénoncer ou de combattre les violences commises sont diabolisées. Le Gouverneur de province, NGOY KASANJI, et bien d’autres sont passé par là, et aujourd’hui c’est l’honorable député national Franck DIONGO qui se voit même gratifié d’une plainte déposé contre lui devant la Justice par le Ministre MENDE pour « dénonciation calomnieuse ».

Le silence et l’inaction relative des autorités attitrées pour étouffer dans l’œuf le développement de ce qui ressemble fort à une milice privée reste très troublant. Cet état des choses tend à confirmer les informations qui indiquent que plusieurs autorités administratives et de la police locales auraient été mises en place sous l’influence du Ministre MENDE. Faudra-t-il alors que les victimes de ces violences organisent à leur tour une contre milice et que la situation dégénère à l’instar de ce qui se passe à l’Est du Pays pour que les sapeurs pompiers de tout bord s’intéressent enfin au drame qui se déroule sous nos yeux ? Ne sera-t-il pas alors trop tard ? L’on se rappelle que la floraison de groupes Mai-Mai qui ravagent des villages et commettent toutes sortes de crimes à l’Est du Pays étaient partie d’un simple et unique groupe d’autodéfense locale…..

Y a-t-il un réel dividende politique pour le Chef de l’Etat et sa majorité à laisser pourrir cette situation d’intolérance, de haine et de violence à caractère tribal, voire d’épuration ethnique entretenue par un parti de la majorité?

RESPONSABILITE DU PRESIDENT DE LA CCU
Monsieur MENDE, en tant que président de la CCU, partage la responsabilité des actes posés par ses préposés dans le cadre des activités du parti. Comme nous l’avons démontré plus haut, la violence pratiquée par les responsables et militants de son parti à Lodja ne date pas d’aujourd’hui. Mais aucune fois Monsieur MENDE ne s’est désolidarisé d’aucun des malfaiteurs qui remplissent les rangs de son parti. D’ailleurs, un président de parti politique peut-il sérieusement convaincre l’opinion que des événements comme ceux qui se sont déroulés les 12 et 13 octobre dernier à Lodja peuvent être planifiés et exécutés par les responsables locaux de son parti sans qu’il en ait été au moins tenu informé ?…. Il aurait été alors, dans ce cas, le premier à livrer les malfaiteurs à la justice parce qu’ils auraient ainsi trahi tant son parti que la nation toute entière. Depuis plus de cinq ans que quelques militants de son parti incendient des maisons, pillent, assassinent…. le président de la CCU n’a jamais condamné ces actes ni, encore moins, invité ses adeptes à la raison. Ces derniers l’ont, du reste, toujours chargé publiquement en clamant haut et fort qu’ils agissaient pour le compte de la majorité présidentielle et que leur Président de parti est un parapluie politique à toute épreuve.

RESPONSABILITE DE L’ETAT

Lors des tristes événements des 12 et 13 octobre, les services compétents de l’Etat ont fait preuve d’une passivité coupable. Il en est de même lors des autres crimes commis précédemment par des membres de la même milice CCU.

C’est avec beaucoup de peine que nous entendons plusieurs responsables de l’Etat réclamer des «preuves » des faits dénoncés pour agir. Cela ressemble à une fuite en avant de la part de la puissance publique qui dispose de tous les moyens de renseignement et d’investigation sur tous les faits relevés. Les victimes directs et indirects de l’épuration ethnique qui est en train de germer lentement mais surement à Lodja attendent que l’Etat leur fasse justice et que soit mis hors d’état de nuire tous les bandits et autres malfaiteurs qui, sous prétexte de servir la majorité présidentielle ou le Chef de l’Etat règlent plutôt leurs propres comptes à leur adversaires politiques en attisant la haine et la division tribales. Aveuglé par l’égoïsme, les commanditaires et exécutants de cette politique jouent tout simplement avec le feu.

Franck DIONGO
Député National / MLP
7sur7.cd
Lu pour vous par Yves Malou Papa2Bebe

By yvesmalou

BLAISE COMPAORE SURNOMME “EBOLA” PAR LES MANIFESTANTS CONTRE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

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Une grande manifestation nationale de l’opposition a lieu mardi 28 octobre 2014 dans tout le Burkina-Faso mais aussi au sein de la Diaspora, pour dénoncer une prochaine révision constitutionnelle permettant à Blaise Compaoré de rempiler pour un 3e mandat après 27 années passées au pouvoir. La manif de ce mardi qui rassemblent des centaines de milliers de jeunes Burkinabé revolté accomgagnés de femmes et personnes plus agées, donne lieu à quelques échauffourées. Les monuments et statues de Compaoré commencent aussi à tomber. Sur l’image ici, le monument Blaise Compaoré et Kadhafi sur la route de Banfora, démonté par les manifestants (Liman Serge)

Les manifestants détruisent les statues et monuments à la gloire de Compaoré

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By yvesmalou

LES FEMMES ET L’ALCOOL

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Cela fait déjà plusieurs années que les femmes sont en train de rattraper les hommes en matière de consommation d’alcool. Elles consomment, en effet, bien plus souvent et en plus grandes quantités qu’autrefois. Cette tendance est liée à l’accès actuel des femmes à des «privilèges» auparavant réservés à la gente masculine : un emploi, des revenus, les sorties, etc. Vue sous l’angle positif, la consommation d’alcool est une activité sociale sympathique dont profitent les «bons vivants». Et de nombreuses femmes désirent aussi en profiter.

Mais y a-t-il des différences entre hommes et femmes en matière de consommation «excessive» ou «problématique» ? D’un côté, on peut dire que non, car il s’agit dans les deux cas d’une habitude qui s’est ancrée et dont on perd le contrôle. D’un autre côté, il est tout de même possible d’observer certaines différences :

le corps des femmes réagit différemment à l’alcool,
les modes de consommation d’alcool peuvent varier ;
la consommation d’alcool peut avoir une autre «fonction» ou signification.
Les différences au niveau du corps
Les femmes réagissent plus vite et plus intensément aux effets de l’alcool que les hommes. Une consommation excessive d’alcool conduit plus vite à des dommages corporels chez la femme (par ex. pour le foie). De plus, il semble également que les femmes deviennent plus vite dépendantes.

En savoir plus sur ces différences entre hommes et femmes »

Le mode de consommation

Bien souvent, le mode de consommation d’alcool de la femme diffère de celui des hommes. Mais cette situation n’est évidemment pas généralisable à toutes les femmes consommatrices d’alcool.

Les buveuses «silencieuses»

La société juge différemment la femme et l’homme qui boivent régulièrement de trop. Pour un homme, c’est acceptable, mais pour une femme, c’est moins bien vu. Il n’est donc pas surprenant que les femmes dissimulent plus volontiers leur consommation (excessive) d’alcool. Pour la même raison, les femmes attendent plus longtemps avant de demander de l’aide.
Cela ne veut pas dire que les hommes n’essayent pas de dissimuler leur consommation (excessive) d’alcool. C’est juste que les femmes y parviennent, en général, mieux. C’est particulièrement le cas chez les femmes au foyer, où le contrôle social est moins présent. Et généralement, les femmes cachent plus facilement leur problème d’alcool, car il est moins problématique en société que pour les hommes chez qui la violence, les accidents de la route ou les absences au travail sont plus fréquents.
Les femmes sont aussi plus susceptibles de développer un sentiment de honte ou de culpabilité, ce qui explique aussi pourquoi elles tentent de cacher le problème. C’est sans aucun doute le cas des femmes avec des enfants qui se considèrent comme une mère indigne.
Bien souvent, boire de l’alcool en cachette peut aller de pair avec l’isolement social, notamment chez les femmes au foyer. Et cette situation conduit à son tour à boire davantage…
Les buveuses «régulières»

Les femmes qui consomment trop d’alcool le font d’ordinaire plus régulièrement que les hommes. Mais on note, par contre, moins d’enivrements extrêmes. Et il faut noter que, malgré une «ration» quotidienne, ces femmes peuvent continuer à exercer des tâches routinières, en particulier le travail ménager.
Il arrive aussi que les femmes se mettent progressivement à boire pour accompagner leur partenaire dans sa consommation excessive. Elles désirent alors faire partie de la vie de ce dernier, se trouver sur la «même longueur d’onde», éviter des disputes ou encore prouver qu’elles «peuvent le faire». Dans ce cas, la femme peut aussi développer un «mode de consommation d’alcool régulier» dans lequel elle sera rarement complètement ivre. Mais la «ration quotidienne» peut se mettre à augmenter après un certain temps.
D’autre part, d’après de nombreuses études, la consommation d’alcool est la plus forte chez l’homme vers 18-19 ans, alors que pour la femme c’est autour de 27 ans.
Alcool et médication

Nous devons aussi reconnaître que les femmes associent plus souvent que les hommes consommation d’alcool et (abus de) médicaments. Cela s’explique par le fait que des problèmes physiques liés à l’alcool se manifestent souvent dans le cas d’une consommation excessive : douleurs physiques, sentiments d’angoisse, hyperventilation et dépression.
Les femmes se rendent alors plus rapidement que les hommes chez leur médecin de famille, sans pour autant y mentionner leur problème d’alcool. Ces médecins prescrivent d’ailleurs assez facilement des psychotropes sans se demander si ces problèmes sont ou non liés à l’alcool.
La signification donnée à l’alcool

Les femmes boivent pour différents motifs, en fonction du rôle que l’alcool revêt ou paraît revêtir. La psychologue Carien Karsten distingue quatre stratégies où l’alcool joue un rôle prédominant et que les femmes utilisent pour composer avec leurs problèmes.

1. La stratégie d’adaptation

On observe cette stratégie chez les femmes qui ne sont pas satisfaites de leur vie mais estiment néanmoins qu’elles doivent «tenir le coup». L’alcool sert alors à «adoucir les choses», pour arriver à s’adapter, à rester calme et à supporter la situation.
Cette insatisfaction peut être liée à une relation non épanouissante. Les femmes indiquent bien plus souvent les problèmes relationnels comme déclencheurs d’un problème d’alcool, alors que les hommes font plus référence au stress dans leur vie professionnelle.
Il peut aussi s’agir d’un rôle qui leur est assigné et dans lequel elles se sentent emprisonnées. C’est le cas, par exemple, de certaines femmes au foyer qui ont l’impression d’être cloîtrées dans leur quatre murs. Ou encore de femmes souhaitant faire carrière mais qui estiment devoir pour cela être deux fois meilleures que leurs collègues masculins. On trouve aussi dans cette catégorie des femmes qui allient travail et tâches ménagères à une cadence quasiment intenable.
2. La stratégie de performance

L’individu boit dans ce cas pour se donner une certaine attitude ou satisfaire à une image particulière.
L’alcool a alors non seulement des effets psychiques mais aussi une fonction symbolique : il est synonyme d’esprit rebelle, de camaraderie, d’aventure et de plaisir. C’est particulièrement vrai chez les hommes et aussi chez certaines femmes, notamment si ces dernières exercent une profession «masculine». L’alcool sert alors à se faire accepter par les collègues masculins.
Certaines femmes peuvent aussi utiliser l’alcool pour «combattre», c’est-à-dire oser se rebeller et donner de la voix. Et, comme une consommation excessive d’alcool est plutôt perçue comme un dépassement des normes ou une conduite effrontée, celle-ci permet de se profiler, d’attirer l’attention ou d’afficher de la résistance.
3. La stratégie d’insensibilisation

L’alcool sert ici à ne pas devoir ressentir les choses ou encore à ne pas s’en rappeler. En d’autres termes, l’alcool fait office d’échappatoire.
Ces sentiments, insupportables et douloureux, sont souvent liés à des expériences traumatisantes, comme par exemple des mauvais traitements, un abus sexuel ou un abandon.
Des études ont ainsi, par exemple, montré que de nombreuses femmes souffrant de problèmes liés à l’alcool ont été victimes d’abus sexuels durant leur jeunesse. Les chiffres en la matière varient entre 12 et 67 %, ce qui indique bien dans tous les cas qu’au moins la moitié des femmes consommatrices de ces substances ont été abusées sexuellement.
4. La stratégie de l’ivresse

C’est le sentiment d’ivresse qui est ici recherché en premier lieu, sans pour autant chercher automatiquement à être ivre mort. Il s’agit plutôt de «s’évader» de la routine quotidienne et de pouvoir perdre le contrôle. L’alcool sert à autoriser certaines sensations que l’on désire ressentir et qui ne sont pas ou peu accessibles autrement.
L’enivrement est aussi parfois recherché dans l’espoir de se sentir «libre» et d’arriver à nouer plus facilement des contacts sociaux.
Certaines femmes appliquent également cette stratégie pour faciliter les relations sexuelles avec leur partenaire. C’est, entre autres, le cas des femmes ayant subi un traumatisme sexuel. Deux ou trois verres d’alcool permettent alors à la personne de se relaxer quelque peu.
Il faut insister sur le fait que ces «stratégies» ont été portées à l’extrême pour illustrer nos propos. La réalité est beaucoup moins nette. Par exemple, le fait d’avoir un verre d’alcool en main peut permettre de prendre part à une fête alors qu’à un autre moment, on s’en servira pour noyer sa solitude une fois seul à la maison. Il n’existe donc pas une «seule vraie raison» qui expliquerait la consommation excessive d’alcool chez une femme en particulier.
aide-alcool.be
Lu pour vous par Yves Malou Papa2Bebe

By yvesmalou