QUE S’EST-IL REELLEMENT PASSE A KINSHASA ? ( LISEZ ! )

Selon diverses sources, des tirs ont été entendus à la fin de la matinée de ce mardi 22 juillet au Camp militaire Kokolo situé à un jet de pierre du siège de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise) et du Parlement. Selon une dépêche de l’Agence France Presse reprise par “France 24″, l’armée aurait évacué l’aéroport international de Ndjili. “Ici à Barumbu, la situation est calme, raconte une maman kinoise jointe au téléphone. Nous avons été surpris de voir des gens courir. Ils venaient du centre-ville”. Deux questions demeurent pour l’instant sans réponse. Qui tire sur qui? Pourquoi?

Selon une source politique qui a requis l’anonymat, le gouverneur de la ville de Kinshasa, le PPRD André Kimbuta Yango, serait intervenu, au début de l’après-midi, à la télévision nationale, pour “rassurer” la population que la situation était sous contrôle.

Un communiqué publié par le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, fait état de “trente malfrats” qui auraient tenté d’attaquer le Camp militaire Tshatshi, base de la garde prétorienne de “Joseph Kabila”. “Le groupe a été maîtrisé”, souligne le texte.

A Kinshasa, des voix s’élèvent pour fustiger le “déficit de communication” qui a prévalu durant plusieurs heures. “Les tirs ont commencé vers 10 heures, peste la source. La population est restée durant plusieurs heures dans l’incertitude totale, faute d’information officielle”. Un confrère kinois confirme ce fait. Et d’ajouter : “Ce n’est qu’au milieu de l’après-midi que le gouverneur de la ville s’est manifesté, suivi par un communiqué du ministre des Médias. Cette communication tardive démontre que les autorités ont mis du temps pour savoir ce qui se passait dans la ville”.

Jointe au téléphone à la fin de l’après-midi à Kin, une source proche des “services” est moins enthousiaste que Lambert Mende. “Le ministre Mende a la fâcheuse habitude de tirer des conclusions hâtives sur les événements, commente-t-il. Il est tout simplement léger voire irresponsable de parler de malfrats alors qu’il y a eu des attaques simultanées au Camp Kokolo et au Camp Tshatshi”. Il poursuit : “Le 30 décembre 2013, il y a eu l’attaque de la RTNC par des individus présentés comme étant des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila. Ce qui s’est passé ce mardi 22 juillet donne l’impression que le pays n’est pas gouverné”.

Des informations recoupées font état d’une grogne qui couve non seulement sur le plan social mais aussi au sein de l’armée. L’attaque du camp Tshatshi est symptomatique d’un certain mécontentement. Ce lieu sert de base aux éléments de la garde républicaine ou présidentielle, composée à trois quart par des natifs du Katanga. “Contrairement à une certaine légende, les membres
de cette unité sont loin d’être des privilégiés, estime une source. Il y a des discriminations au sein de cette unité entre les Balubakats de Manono et les Karunda”. “Les Balubakats se comportent comme si le pouvoir actuel est leur chose”.

Dans la soirée, certains analystes n’excluaient pas que les événements survenus à Kinshasa procèdent d’une “manipulation politique”. “A la veille de la rencontre de Washington entre des dirigeants africains et Barack Obama, Joseph Kabila pourrait invoquer l’instabilité dans son pays afin de s’y absenter”, soutient un politologue. Un avis partagé par un opposant politique.

Baudouin Amba Wetshi, article révu.

By yvesmalou

QUE S’EST-IL REELLEMENT PASSE A KINSHASA ? ( LISEZ ! )

Selon diverses sources, des tirs ont été entendus à la fin de la matinée de ce mardi 22 juillet au Camp militaire Kokolo situé à un jet de pierre du siège de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise) et du Parlement. Selon une dépêche de l’Agence France Presse reprise par “France 24″, l’armée aurait évacué l’aéroport international de Ndjili. “Ici à Barumbu, la situation est calme, raconte une maman kinoise jointe au téléphone. Nous avons été surpris de voir des gens courir. Ils venaient du centre-ville”. Deux questions demeurent pour l’instant sans réponse. Qui tire sur qui? Pourquoi?

Selon une source politique qui a requis l’anonymat, le gouverneur de la ville de Kinshasa, le PPRD André Kimbuta Yango, serait intervenu, au début de l’après-midi, à la télévision nationale, pour “rassurer” la population que la situation était sous contrôle.

Un communiqué publié par le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, fait état de “trente malfrats” qui auraient tenté d’attaquer le Camp militaire Tshatshi, base de la garde prétorienne de “Joseph Kabila”. “Le groupe a été maîtrisé”, souligne le texte.

A Kinshasa, des voix s’élèvent pour fustiger le “déficit de communication” qui a prévalu durant plusieurs heures. “Les tirs ont commencé vers 10 heures, peste la source. La population est restée durant plusieurs heures dans l’incertitude totale, faute d’information officielle”. Un confrère kinois confirme ce fait. Et d’ajouter : “Ce n’est qu’au milieu de l’après-midi que le gouverneur de la ville s’est manifesté, suivi par un communiqué du ministre des Médias. Cette communication tardive démontre que les autorités ont mis du temps pour savoir ce qui se passait dans la ville”.

Jointe au téléphone à la fin de l’après-midi à Kin, une source proche des “services” est moins enthousiaste que Lambert Mende. “Le ministre Mende a la fâcheuse habitude de tirer des conclusions hâtives sur les événements, commente-t-il. Il est tout simplement léger voire irresponsable de parler de malfrats alors qu’il y a eu des attaques simultanées au Camp Kokolo et au Camp Tshatshi”. Il poursuit : “Le 30 décembre 2013, il y a eu l’attaque de la RTNC par des individus présentés comme étant des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila. Ce qui s’est passé ce mardi 22 juillet donne l’impression que le pays n’est pas gouverné”.

Des informations recoupées font état d’une grogne qui couve non seulement sur le plan social mais aussi au sein de l’armée. L’attaque du camp Tshatshi est symptomatique d’un certain mécontentement. Ce lieu sert de base aux éléments de la garde républicaine ou présidentielle, composée à trois quart par des natifs du Katanga. “Contrairement à une certaine légende, les membres
de cette unité sont loin d’être des privilégiés, estime une source. Il y a des discriminations au sein de cette unité entre les Balubakats de Manono et les Karunda”. “Les Balubakats se comportent comme si le pouvoir actuel est leur chose”.

Dans la soirée, certains analystes n’excluaient pas que les événements survenus à Kinshasa procèdent d’une “manipulation politique”. “A la veille de la rencontre de Washington entre des dirigeants africains et Barack Obama, Joseph Kabila pourrait invoquer l’instabilité dans son pays afin de s’y absenter”, soutient un politologue. Un avis partagé par un opposant politique.

Baudouin Amba Wetshi, article révu.

- See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/psychose-que-sest-il-passe-kinshasa#sthash.tiEtI9AA.dpuf

By yvesmalou

GISELLA MBIYA: LES PLAYS DE BRUXELLES CONTRE NEW LOOK DE PARIS

Le football est un sport collectif opposant deux équipes de onze joueurs autour d’un ballon de forme sphérique. L’objectif du football est de marquer, c’est-à-dire mettre le ballon derrière la ligne de but adverse, entre les poteaux et la barre transversale.
Le football moderne est né en 1863 avec la fondation de la Football Association of England et c’est à ce jour le sport le plus pratiqué au niveau mondial. Les joueurs de football ont l’interdiction de toucher le ballon avec leur bras sous peine de sanction hormis le gardien de but. A noter, l’attribution de postes divers influencée par la place des joueurs qu’ils occupent sur le terrain: gardien de but, défenseur, milieu et attaquant.
Des règles strictes ont été créées afin de normaliser ce sport et de le rendre professionnel. La FIFA, fédération internationale de Football Association mise en place en 1904, veille à l’application uniforme des mêmes lois du jeu sur l’ensemble de la planète. Chaque opposition se déroule sous le contrôle d’un corps arbitral bénéficiant de toute l’autorité nécessaire pour veiller à l’application des lois du jeu.

Un match de football dure au total 2 périodes de 45 minutes entrecoupées d’une pause de 15 minutes au maximum. Dans certaines compétitions, des prolongations de 15 minutes et des séances de tirs au but sont jouées pour départager les deux équipes.

Chaque pays possède son propre championnat avec différents niveaux afin d’homogénéiser au maximum les rencontres. En Europe, les principaux championnats sont la Ligue 1, la Serie A, la Premier League, la Bundesliga et la Liga.

Si vous avez des questions ou des commentaires à apporter à cette définition, utilisez ce formulaire, merci d’avance !
dicodunet.com

By yvesmalou

FELIX TSHISEKEDI: “C’EST ENVISAGEABLE QU’ ETIENNE TSHISEKEDI SOIT CANDIDAT AUX ELECTIONS DE 2016″

Election en RDC: Kabila veut-il contourner le verrou constitutionnel?
Le président Kabila quittera-t-il le pouvoir en 2016 à la fin de son deuxième mandat ? La question est au centre des débats dans le pays, y compris au sein de la majorité. Alors que les instances dirigeantes de la majorité présidentielle ont rendez-vous mercredi prochain pour un atelier de travail, plusieurs de ces faucons viennent de proposer une contribution qui esquisse les voies et moyens de contourner l’article 220 de la Constitution sur la limitation du nombre de mandats présidentiels. Une exclusivité RFI.

Les réformes constitutionnelles épargneraient l’article 220 qui fixe à deux le nombre de mandats présidentiels. En effet les « durs » de la majorité proposent la modification du mode de scrutin pour la présidentielle. Le président de la République devrait désormais être élu par le Parlement selon le modèle sud-africain ou angolais. Un poste de vice-président serait créé. Le mandat passerait de cinq à sept ans, et la présidentielle, elle-même avancée, aurait lieu en 2015, c’est-à-dire une année avant la fin du mandat actuel et le président en fonction devrait être candidat.

Référendum

Son élection annulerait tous les autres mandats précédents, du déjà-vu dans d’autres pays comme le Burkina Faso, il y a quelques années. C’est pourquoi certains y voient une volonté de la majorité de maintenir Joseph Kabila au pouvoir. Mais tout ceci, comme pour la loi sur la double nationalité, serait, bien sûr, soumis à un référendum.

La majorité divisée

Mais tout le monde, au sein de la majorité n’est pas d’accord avec ce projet qui est proposé à la réflexion des instances du regroupement. Dans la majorité, il y a aussi des personnes qui pensent que le président Kabila devrait respecter la Constitution dans sa forme actuelle et passer la main pour sauver la démocratie et garantir la paix.
rfi.fr

By yvesmalou

AMBIANCE D’ETE A SAINT GENEVIEVE DES BOIS

Le Congo est la patrie de la rumba (musique connue sous le nom de soukous en Occident). Comme ailleurs en Afrique, la musique représente un des aspects essentiels de la vie politique, culturelle et sociale du Congo. C’est la rumba qui constitue la bande son du Congo lors du passage douloureux de la colonisation à l’indépendance.

* Très riche musique congolaise.

Les musiques congolaises font danser toute l’Afrique depuis les années 1950, car les Congolais ont été pionniers dans les métissages en langue nationale. La rumba congolaise mélange les chants aux tambours traditionnels, avec des musiques plus cuivrées arrivées de Cuba et des Antilles avec les marins, dont le rôle dans la transmission de nouvelles sonorités ne doit pas être négligé. Comme l’affirme le grand maître Franco: “la musique de la Rumba va du Congo à Cuba dans les coeurs et dans le souvenir des esclaves qui furent déportés là-bas.” La musique de danse et le son cubain y furent épicés par les guitares amplifiées et des sections de cuivres dans la tradition de la soul. En fait, le terme rumba englobe d’autres styles latino et afro-cubains tels le son, le merengue, la pachanga, le cha cha cha, la biguine ou encore le boléro. Ces genres musicaux d’importation très populaires en Afrique centrale furent mixés avec les musiques de danses populaires locales comme la maringa, l’agbwaya et le soukous.

Traditionnellement, dans la musique congolaise, on distingue deux grandes écoles: l’African Jazz de Joseph kabasele et l’OK Jazz de Franco. Revenons sur ces deux institutions de la rumba congolaise.
- Joseph Kabasele, connu sous le pseudo de Grand Kalle, fonde en 1953 l’orchestre African Jazz avec lequel il révolutionne la musique congolaise, en électrifiant la rumba, y introduisant également tumbas et trompettes. Jusqu’en 1963, l’ensemble établit les canons de ce style raffiné sur des paroles très romantiques. Sa musique puise dans les répertoires des danses cubaines telles que la charanga, le bolero, le cha-cha-cha, le mambo… Grand Kallé et l’African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d’Afrique. L’African Jazz attire donc très vite les nombreux talents du pays comme Nico Kasanda, alias Dr Nico, ou le grand chanteur Tabu Ley Rochereau (dont nous reparlerons bientôt).

Sur le plan politique, le Congo belge est alors le centre de nombreuses émeutes. Les nationalistes sont aux prises avec les forces coloniales belges. La situation à Léopoldville est intenable, les batailles et les arrestations se multiplient. Pour calmer le jeu, une conférence dénommée “Table Ronde” est convoquée à Bruxelles pour statuer sur le devenir de cette colonie belge.
Comme nous l’avons vu sur L’Histgeobox, la popularité de Kalle lui vaut de faire partie de la délégation congolaise qui se rend à la conférence, en 1960. A cette occasion, il compose deux morceaux, dont le célébrissime et irrésistible “Indépendance cha cha cha”. Le chanteur Tabu Ley Rocherau y égrène le nom des principaux acteurs de cette réunion au sommet (Lumumba, Kasavubu…). Chanté dans les trois langues véhiculaires du Congo, le lingala, le tshiluba, le kikongo, le titre servit de chant de ralliement dans tous les pays d’Afrique francophone qui accèdent à l’indépendance en cette même année 1960. Son titre “Table ronde”, proche du précédent évoque cette fameuse conférence réunissant dans la capitale belge les autorités coloniales et les leaders nationalistes congolais.
Au moment de l’indépendance, Kabasele fait partie des très proches de Lumumba. C’est d’ailleurs lors de la Table ronde, dans la capitale belge, qu’il enregistre Indépendance cha cha et Table ronde. Il joue aussi avec l’African Jazz lors des cérémonies d’indépendance du pays, le 30 juin 1960, devant le roi Baudoin et un parterre de dignitaires internationaux. Mieux, Kabasele devient le secrétaire de l’information de la République du Congo (qui devient “démocratique en 1966). Mais, comme nous le verrons, l’engagement politique de Kallé aura des revers.
- Le principal rival du Grand Kalle reste Franco Luambo Makiadi (1938-1989), alias Franco. Ce monstre sacré de la rumba congolaise n’a que 11 ans à la mort de son père. S’entraînant sur des guitares de fortune, il devient très tôt un prodige de la guitare et attire les chalands vers le stand de sa mère, vendeuse de beignets. À 17 ans, guitariste brillant, il fonde l’OK Jazz qui devint par la suite le TPOK Jazz (TP signifiant Tout Puissant). La devise de l’orchestre était “On Entre O.K. On Sort K.O.”. C’est en effet sur scène, avec ses nombreux compères, qu’il donne le meilleur de lui-même. Il devient très vite l’attraction à Kinshasa et Brazzaville. Son répertoire dansant aux paroles satiriques fait mouche auprès du public. Les filles raffolent du guitariste et le surnomment bientôt “Franco de mi amor”.
Comme pour l’African Jazz, une pléiade de musiciens se succèdent au sein de l’OK jazz. La plasticité des deux formations est grande et il n’est pas rare qu’un musicien débute dans une formation pour terminer dans l’autre (ces transferts sont montés en épingle par les médias qui font leurs gorges chaudes des tensions entre les deux formations stars). De 1956 à 1969, le chanteur Vicky Longomba s’impose comme l’autre personnalité marquante de l’OK Jazz. Cela dit, Brazzos (transfuge de l’African Jazz), Jean Serge Essous (fondateur des Bantous de la capitale), Verkys, contribuent eux aussi à la réputation de l’orchestre.

Certains musiciens de l’orchestre, Brazzos et Vicky Logomba, sont présents à la conférence de la Table Ronde précédemment évoquée. Comme Kalle, Franco donne de la voix pour Lumumba. Mais très vite, les événements l’invitent à se tourner vers d’autres mentors.
En effet, le nouvel Etat sombre vite dans le chaos. Le premier ministre, Patrice Lumumba est assassiné avec la complicité des militaires belges le 17 janvier 1961, sur ordre du président Kasavubu, avec le soutien actif du général Mobutu. Une guerre civile ravage alors le pays, jusqu’à ce que Mobutu s’empare du pouvoir, en 1965. Une fois son ami Lumumba assassiné, Kabasele tombe dans une relative disgrâce. Il dissout l’African Jazz en 1963. Pour autant, Tabu Ley Rochereau pérennisera “l’école African Jazz” après la séparation de la formation.
Franco comprend qu’il doit taire ses sympathies lumumbistes si il ne veut pas connaître un déclin similaire à celui du Grand Kalle. Il se tourne alors vers Moïse Tchombé, avant de se rapprocher de Mobutu qui lui apporte son soutien. En fait, il semble bien que ce soit le seul moyen d’assurer la pérennité de l’orchestre.
L’assassinat de Lumumba fait de lui une véritable légende. On vante alors son courage. Il devient un des martyrs des décolonisations africaines, au même titre qu’Amilcar Cabral. Le discours qu’il prononce lors des cérémonies d’indépendance restera dans toutes les mémoires congolaises et Mobutu lui-même, pourtant impliqué dans la disparition de Lumumba, doit faire allégeance à la mémoire de son rival qui est élevé au rang de héros national en 1966.

Le prochain article de cette série sera justement consacré aux hommages musicaux à Lumumba… à suivre donc.
Sources:
- Livret de la compilation “Congo Rumba on the river”, collection African Pearls chez Syllart, rédigé par François Bensignor.
- Le livret rédigé par Graeme Ewens pour la compilation Golden Africa vol. 2 consacrée aux musique d’Afrique congolaises (République Démocratique du Congo et Congo Brazzaville).

Liens:
Sur L’Histgeobox, l’histoire contemporaine du Congo-Kinshasa depuis la colonisation à travers quatre titres.
* 121. Joseph Kabasele & l’African Jazz : “Indépendance cha cha cha” (1960)
Ce morceau, composé lors de l’indépendance du Congo, devint un hymne dans tous les pays africains nouvellement indépendants.
* 52. Vincent Courtois et Ze Jam Afane : “L’arbre Lumumba” (2008) Une superbe chanson qui permet d’aborder la déforestation en Afrique centrale, mais aussi l’assassinat de Patrice Lumumba.
* 124. Lord Brynner:”Congo war”. (1966)Les difficultés du Congo juste après l’indépendance, entre guerre froide et tendances sécessionnistes. Un ska pour comprendre le rôle de Tschombé, Kasavubu, Lumumba et Mobutu.
* 136. Baloji : “Tout ceci ne vous rendra pas le Congo”. L’histoire récente du Congo, devenu Zaïre sous Mobutu, puis redevenu le Congo.

- Un portrait de Mobutu sur le blog de J.C. Diedrich: “Mobutu, le léopard de Kinshasa”.
- La conférence de Berlin (1885) et le rôle de Léopold II, propriétaire du Congo à l’époque.

* Des échantillons de rumba congolaise à savourer:
- Congo fiesta sur le blog sea never dry.
- Un grand nombre de posts sur les musiques congolaises (Franco, dr Nico, Tabu Ley Rocherau) sur le blog world service.
– La genèse de l’OK Jazz sur Afriquechos.ch.
- La rumba congolaise sur RFI.com

http://blogs.mondomix.com/

By yvesmalou

AMBIANCE A MONTREAL, CHAMPION ESTHETIQUE CHANTE KOFFI A LA REFERENCE.

Le Congo est la patrie de la rumba (musique connue sous le nom de soukous en Occident). Comme ailleurs en Afrique, la musique représente un des aspects essentiels de la vie politique, culturelle et sociale du Congo. C’est la rumba qui constitue la bande son du Congo lors du passage douloureux de la colonisation à l’indépendance.

* Très riche musique congolaise.

Les musiques congolaises font danser toute l’Afrique depuis les années 1950, car les Congolais ont été pionniers dans les métissages en langue nationale. La rumba congolaise mélange les chants aux tambours traditionnels, avec des musiques plus cuivrées arrivées de Cuba et des Antilles avec les marins, dont le rôle dans la transmission de nouvelles sonorités ne doit pas être négligé. Comme l’affirme le grand maître Franco: “la musique de la Rumba va du Congo à Cuba dans les coeurs et dans le souvenir des esclaves qui furent déportés là-bas.” La musique de danse et le son cubain y furent épicés par les guitares amplifiées et des sections de cuivres dans la tradition de la soul. En fait, le terme rumba englobe d’autres styles latino et afro-cubains tels le son, le merengue, la pachanga, le cha cha cha, la biguine ou encore le boléro. Ces genres musicaux d’importation très populaires en Afrique centrale furent mixés avec les musiques de danses populaires locales comme la maringa, l’agbwaya et le soukous.

Traditionnellement, dans la musique congolaise, on distingue deux grandes écoles: l’African Jazz de Joseph kabasele et l’OK Jazz de Franco. Revenons sur ces deux institutions de la rumba congolaise.
- Joseph Kabasele, connu sous le pseudo de Grand Kalle, fonde en 1953 l’orchestre African Jazz avec lequel il révolutionne la musique congolaise, en électrifiant la rumba, y introduisant également tumbas et trompettes. Jusqu’en 1963, l’ensemble établit les canons de ce style raffiné sur des paroles très romantiques. Sa musique puise dans les répertoires des danses cubaines telles que la charanga, le bolero, le cha-cha-cha, le mambo… Grand Kallé et l’African Jazz figurent parmi les artistes les plus populaires d’Afrique. L’African Jazz attire donc très vite les nombreux talents du pays comme Nico Kasanda, alias Dr Nico, ou le grand chanteur Tabu Ley Rochereau (dont nous reparlerons bientôt).

Sur le plan politique, le Congo belge est alors le centre de nombreuses émeutes. Les nationalistes sont aux prises avec les forces coloniales belges. La situation à Léopoldville est intenable, les batailles et les arrestations se multiplient. Pour calmer le jeu, une conférence dénommée “Table Ronde” est convoquée à Bruxelles pour statuer sur le devenir de cette colonie belge.
Comme nous l’avons vu sur L’Histgeobox, la popularité de Kalle lui vaut de faire partie de la délégation congolaise qui se rend à la conférence, en 1960. A cette occasion, il compose deux morceaux, dont le célébrissime et irrésistible “Indépendance cha cha cha”. Le chanteur Tabu Ley Rocherau y égrène le nom des principaux acteurs de cette réunion au sommet (Lumumba, Kasavubu…). Chanté dans les trois langues véhiculaires du Congo, le lingala, le tshiluba, le kikongo, le titre servit de chant de ralliement dans tous les pays d’Afrique francophone qui accèdent à l’indépendance en cette même année 1960. Son titre “Table ronde”, proche du précédent évoque cette fameuse conférence réunissant dans la capitale belge les autorités coloniales et les leaders nationalistes congolais.
Au moment de l’indépendance, Kabasele fait partie des très proches de Lumumba. C’est d’ailleurs lors de la Table ronde, dans la capitale belge, qu’il enregistre Indépendance cha cha et Table ronde. Il joue aussi avec l’African Jazz lors des cérémonies d’indépendance du pays, le 30 juin 1960, devant le roi Baudoin et un parterre de dignitaires internationaux. Mieux, Kabasele devient le secrétaire de l’information de la République du Congo (qui devient “démocratique en 1966). Mais, comme nous le verrons, l’engagement politique de Kallé aura des revers.
- Le principal rival du Grand Kalle reste Franco Luambo Makiadi (1938-1989), alias Franco. Ce monstre sacré de la rumba congolaise n’a que 11 ans à la mort de son père. S’entraînant sur des guitares de fortune, il devient très tôt un prodige de la guitare et attire les chalands vers le stand de sa mère, vendeuse de beignets. À 17 ans, guitariste brillant, il fonde l’OK Jazz qui devint par la suite le TPOK Jazz (TP signifiant Tout Puissant). La devise de l’orchestre était “On Entre O.K. On Sort K.O.”. C’est en effet sur scène, avec ses nombreux compères, qu’il donne le meilleur de lui-même. Il devient très vite l’attraction à Kinshasa et Brazzaville. Son répertoire dansant aux paroles satiriques fait mouche auprès du public. Les filles raffolent du guitariste et le surnomment bientôt “Franco de mi amor”.
Comme pour l’African Jazz, une pléiade de musiciens se succèdent au sein de l’OK jazz. La plasticité des deux formations est grande et il n’est pas rare qu’un musicien débute dans une formation pour terminer dans l’autre (ces transferts sont montés en épingle par les médias qui font leurs gorges chaudes des tensions entre les deux formations stars). De 1956 à 1969, le chanteur Vicky Longomba s’impose comme l’autre personnalité marquante de l’OK Jazz. Cela dit, Brazzos (transfuge de l’African Jazz), Jean Serge Essous (fondateur des Bantous de la capitale), Verkys, contribuent eux aussi à la réputation de l’orchestre.

Certains musiciens de l’orchestre, Brazzos et Vicky Logomba, sont présents à la conférence de la Table Ronde précédemment évoquée. Comme Kalle, Franco donne de la voix pour Lumumba. Mais très vite, les événements l’invitent à se tourner vers d’autres mentors.
En effet, le nouvel Etat sombre vite dans le chaos. Le premier ministre, Patrice Lumumba est assassiné avec la complicité des militaires belges le 17 janvier 1961, sur ordre du président Kasavubu, avec le soutien actif du général Mobutu. Une guerre civile ravage alors le pays, jusqu’à ce que Mobutu s’empare du pouvoir, en 1965. Une fois son ami Lumumba assassiné, Kabasele tombe dans une relative disgrâce. Il dissout l’African Jazz en 1963. Pour autant, Tabu Ley Rochereau pérennisera “l’école African Jazz” après la séparation de la formation.
Franco comprend qu’il doit taire ses sympathies lumumbistes si il ne veut pas connaître un déclin similaire à celui du Grand Kalle. Il se tourne alors vers Moïse Tchombé, avant de se rapprocher de Mobutu qui lui apporte son soutien. En fait, il semble bien que ce soit le seul moyen d’assurer la pérennité de l’orchestre.
L’assassinat de Lumumba fait de lui une véritable légende. On vante alors son courage. Il devient un des martyrs des décolonisations africaines, au même titre qu’Amilcar Cabral. Le discours qu’il prononce lors des cérémonies d’indépendance restera dans toutes les mémoires congolaises et Mobutu lui-même, pourtant impliqué dans la disparition de Lumumba, doit faire allégeance à la mémoire de son rival qui est élevé au rang de héros national en 1966.

Le prochain article de cette série sera justement consacré aux hommages musicaux à Lumumba… à suivre donc.
Sources:
- Livret de la compilation “Congo Rumba on the river”, collection African Pearls chez Syllart, rédigé par François Bensignor.
- Le livret rédigé par Graeme Ewens pour la compilation Golden Africa vol. 2 consacrée aux musique d’Afrique congolaises (République Démocratique du Congo et Congo Brazzaville).

Liens:
Sur L’Histgeobox, l’histoire contemporaine du Congo-Kinshasa depuis la colonisation à travers quatre titres.
* 121. Joseph Kabasele & l’African Jazz : “Indépendance cha cha cha” (1960)
Ce morceau, composé lors de l’indépendance du Congo, devint un hymne dans tous les pays africains nouvellement indépendants.
* 52. Vincent Courtois et Ze Jam Afane : “L’arbre Lumumba” (2008) Une superbe chanson qui permet d’aborder la déforestation en Afrique centrale, mais aussi l’assassinat de Patrice Lumumba.
* 124. Lord Brynner:”Congo war”. (1966)Les difficultés du Congo juste après l’indépendance, entre guerre froide et tendances sécessionnistes. Un ska pour comprendre le rôle de Tschombé, Kasavubu, Lumumba et Mobutu.
* 136. Baloji : “Tout ceci ne vous rendra pas le Congo”. L’histoire récente du Congo, devenu Zaïre sous Mobutu, puis redevenu le Congo.

- Un portrait de Mobutu sur le blog de J.C. Diedrich: “Mobutu, le léopard de Kinshasa”.
- La conférence de Berlin (1885) et le rôle de Léopold II, propriétaire du Congo à l’époque.

* Des échantillons de rumba congolaise à savourer:
- Congo fiesta sur le blog sea never dry.
- Un grand nombre de posts sur les musiques congolaises (Franco, dr Nico, Tabu Ley Rocherau) sur le blog world service.
– La genèse de l’OK Jazz sur Afriquechos.ch.
- La rumba congolaise sur RFI.com

http://blogs.mondomix.com/

By yvesmalou

KULUNA NA KATI YA CHATEAU ROUGE, EYINDI NA NDENGE YA JEUX TE.

Le phénomène «kuluna» constitue un danger permanent pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Issus des familles pauvres, les jeunes communément appelés «kuluna» sèment la panique et la désolation au sein de la population. Munis de bouteilles, machettes, couteaux et autres armes blanches, les «kuluna» n’hésitent pas un seul instant pour blesser ou ravir les biens appartenant à des paisibles citoyens. Il suffit de faire la ronde de toutes les communes de la capitale congolaise pour se rendre compte de l’ampleur de ce phénomène tant décrié. Profitant de l’obscurité qui sévit dans beaucoup de communes de la ville de Kinshasa, ces jeunes désœuvrés ravissent de l’argent, des téléphones, des bijoux et autres biens précieux de passants.

Depuis quelque temps, le phénomène «kuluna» a pris des dimensions inquiétantes à Kinshasa, voire en provinces. Pour un lendemain meilleur, son éradication est plus qu’indispensable.

Le nouveau Premier ministre, Matata Ponyo, a pris officiellement ses fonctions, le 10 mai 2012. Parmi les grands axes inscrits dans sa feuille de route, figure l’éradication du phénomène «Kuluna» dans les villes de la RDC. Un phénomène qui, si on n’y prend pas garde, risque de replonger les villes congolaises dans une insécurité récurrente.

L’œuvre de jeunes désoeuvrés, le phénomène «kuluna» constitue un danger permanent pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Issus des familles pauvres, les jeunes communément appelés «kuluna» sèment la panique et la désolation au sein de la population. Munis de bouteilles, machettes, couteaux et autres armes blanches, les «kuluna» n’hésitent pas un seul instant pour blesser ou ravir les biens appartenant à des paisibles citoyens.

Il suffit de faire la ronde de toutes les communes de la capitale congolaise pour se rendre compte de l’ampleur de ce phénomène tant décrié. De temps en temps, la population assiste impuissante devant des actes de barbarie et de criminalité posés par ces hors-la-loi. Profitant de l’obscurité qui sévit dans beaucoup de communes de la ville de Kinshasa, ces jeunes désœuvrés ravissent de l’argent, des téléphones, des bijoux et autres biens précieux de passants.

Dans leurs patrouilles diurnes et nocturnes, les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) arrivent parfois à mettre la main sur ces inciviques. Acheminés aux cachots après leur arrestation, ils sont transférés par la suite en prison. Un milieu propice pour la rééducation de ceux qui ont foulé aux pieds les lois du pays. Malheureusement, certains «kuluna» sont relâchés quelques jours après sans qu’ils aient purgé leurs peines.
PISTES DE SOLUTION

Contente lors de l’arrestation de tel ou tel «kuluna», la population s’étonne de constater que ce dernier recouvre la liberté en l’espace de quelques jours. Libre de mouvement, le «fameux kuluna» reprend sa sale besogne et cause, une fois de plus, la désolation et parfois la mort dans son milieu ambiant.

Face à ce fléau qui gagne du terrain, l’on est en droit de se poser la question : Que faire pour mettre un terme à cette situation ?

Considéré comme une bombe à retardement, le phénomène «kuluna» mérite une attention particulière des autorités congolaises. Surtout, quand on sait qu’actuellement, ce phénomène est en train de prendre des dimensions inquiétantes à Kinshasa, voire dans d’autres provinces de la RDC.

En tant que siège des institutions nationales, Kinshasa a l’avantage d’avoir un nombre important d’éléments de la PNC et ceux des services de sécurité. Avec un tel nombre, il y a lieu de mettre en déroute ces délinquants qui terrorisent au quotidien les paisibles citoyens. Il suffit de s’informer au préalable sur leurs rayons d’actions, avant de les « cueillir ». Une telle démarche n’est pas impossible quand ont sait que nos forces de l’ordre en ont la capacité.

Des stratégies sont nombreuses pour éradiquer ce phénomène au pays, mais parmi elles, figure le bouclage des quartiers. Une fois arrêtés, ces «kuluna» doivent être transférés en prison et au besoin les envoyer dans des maisons de détention disséminées à travers le pays comme le faisait, il y a peu, le ministre sortant Luzolo Bambi. C’est de cette manière que le gouvernement actuel peut arriver à combattre ce mal qui ronge la société congolaise.
KongoTimes.info

By yvesmalou

SOMALIE: UN HOMME DE 112 ANS EPOUSE UNE FILLE DE 17 ANS

112
Un Somalien de 112 ans a épousé une fille de 17 ans, rapporte The Telegraph. Ahmed Muhamed Dore, qui a déjà 18 enfants de 5 femmes différentes, a déclaré espérer en avoir plus encore avec sa nouvelle femme, Safia Abdulleh.

Aux personnes qui craignent que la mariée ait été forcée de se marier avec un homme qui pourrait être son arrière-grand-père, ce dernier répond :

Je ne l’ai pas forcée, j’ai utilisé mon expérience pour la convaincre de mon amour, puis nous avons décidé de nous marier ».

La famille de la mariée dit qu’elle est « heureuse avec son nouveau mari ». Cependant, Les historiens somaliens décrivent ce mariage comme le premier du genre depuis plus d’un siècle dans la Corne de l’Afrique.

Ahmed Muhamed Dore dont le fils ainé est âgé de 80 ans, a déclaré pendant la célébration qu’il aimerait en avoir plus avec sa nouvelle épouse, Safia Abdulleh, âgée de 17 ans.

Aujourd’hui, Dieu m’a aidé à réaliser mon rêve. C’est une bénédiction d’avoir quelqu’un que vous aimez prendre soin de vous»

a déclaré M. Dore, après le mariage dans la région de Galguduud.

L’heureux élu a également confié que son épouse et lui étaient du même village en Somalie et qu’il a attendu qu’elle grandisse avant de demander sa main.

M. Dore a déclaré à la BBC qu’il est né à Dhusamareeb en Somalie centrale en 1897 et dispose d’un certificat de naissance traditionnel, écrit sur la peau de chèvre par son père. Il a rejoint les forces coloniales britanniques comme un soldat pendant 10 ans, puis a servi comme officier de police jusqu’à ce que la Somalie obtienne son indépendance en 1960.

Doit-on leur adresser nos vœux de bonheur?
bambola225.com

By yvesmalou

LA MATINEE POLITIQUE DE L’UDPS ANNULEE PAR LES AGENTS DE SECURITE.

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est un parti politique de la République démocratique du Congo. Il a été fondé le 15 février 1982 par Étienne Tshisekedi, Marcel Lihau et d’autres1,2. Il est actuellement dirigé par Étienne Tshisekedi et est membre observateur de l’Internationale socialiste3.

L’UDPS, ayant choisi de boycotter en 2006, les élections présidentielle et législatives, est aujourd’hui écartée de l’ensemble des institutions congolaises, tant au niveau provincial que national.
En tant que Mouvement politique d’Opposition contre la dictature du régime du maréchal Mobutu, l’UDPS a vu le jour le 1er novembre 1980, jour de la publication de la Lettre ouverte des Treize Parlementaires adressée au Président Mobutu4.

Cette lettre fut, depuis le coup d’État militaire du 24 novembre 1965 par lequel le régime Mobutu s’était installé au pouvoir, la toute première contestation non-violente, sous forme d’une analyse critique, rigoureuse et globale de l’ensemble du système politique du Maréchal Mobutu, la toute première remise en question de l’ensemble d’un régime qui était jusque-là soutenu par tout l’Occident, en pleine guerre froide et au moment où Mobutu était au sommet de sa puissance et sa gloire.

La Lettre se terminait par dix propositions invitant Mobutu à démocratiser le système politique conformément aux aspirations profondes et légitimes de la population et au Manifeste de la Nsele, document fondateur du MPR qui, dans sa conception, faisait du MPR un parti politique démocratique à côté d’un deuxième parti politique dont la création était prévue à l’article 4 de la Constitution du 24 juin 1967. Pour les Treize parlementaires donc, Mobutu était un déviationniste par rapport à l’essence même du MPR et un traître par rapport à l’aspiration profonde et légitime de la population à l’avènement d’un État de droit souverain, démocratique, pluraliste, moderne et prospère au cœur de l’Afrique.

Au lieu d’écouter les Treize Parlementaires, Mobutu se livra à la répression (relégation dans leurs villages d’origine, emprisonnements, traitements cruels, inhumains et dégradants, tortures, bannissements, déchéance de leurs droits civils, politiques, sociaux…)5.

Ayant sous-estimé la détermination et la résistance intérieure des Treize Parlementaires et l’écho favorable que leur message avait eu chez nombreux compatriotes, Mobutu obtint le résultat tout à fait opposé : plusieurs compatriotes rejoignirent les Treize Parlementaires dans la lutte clandestine contre le régime de Mobutu; le 15 février 1982, les Treize Parlementaires et les autres cofondateurs qui les avaient rejoints dans le combat politique créèrent un deuxième parti politique d’opposition en pleine dictature à Parti-État (MPR) : l’Union pour la démocratie et le progrès social
A SUIVRE

By yvesmalou

LEA NDAYA ALOBI ABOTA NA DADDY DIKAMBALA TE.

QUELLE EST LA DIFFERENCE ENTRE LE CINEMA ET LE THEATRE ?
COMMENTAIRES:
1. CHEVALIER LE TEMPLE
-Il y a une difference d’experience entre le theatre et le cinema. Clairement l’experience d’un acteur qui se trouve sur un plateau de tournage et celui qui se trouve dans un theatre devant un public, est tres differente. Et sans aucun doute, il y a une difference pour le public aussi. La plupart des gens sont prets a payer beaucoup d’argent pour aller au theatre, mais quelle est la difference?

Une theorie est que le theatre propose des risques: chaque representation est unique, il y a donc un element d’incertitude important. Imaginez un film qui offre une certaine forme unique: il y a toujours une chance pour que ce film unique se deteriore ou brule par accident a un certain point: donc il y a un element de risque important qui ne semble pas avoir d’equivalent au theatre.

2. L’AVIS DU 60
-Au théatre si tu te plantes sur ton textes t’es mort……soit tu fais une entourloupe pour reprendre le tout sinon……..
le cinema tu peux faire autant prises de scenes que souhaite le réalisateur.
théatre c’est “SANS FILET” et il faut donner de l’émotion au spectateur……imaginez steven segal au théatre ou van damme…….
voire steevy boulay……et M…….lui c’est fait…..

3. LEO LE PETIT
-Le théâtre est une mise en scène( candidature de Jean Sarkozy à la tête de EPAD) et le cinéma est un pur montage( l’affaire clearstream).

4. NGO NGUNG
Le théâtre est une mise en saine et généralement court et le cinémas est un montage généralement long
yahoo.com

By yvesmalou

LES 10 JEUNES LES PLUS RICHES D’AFRIQUE (FORBES)

PEOPLE
Obama may be non-interventionist in the Middle East, but he’s acting increasingly like a neo-con in Africa.

President Barack Obama has repeatedly said that he is against “boots on the ground” in Iraq, robustly ruled out airstrikes, and reluctantly dispatched some 300 advisers into that war-torn land. As Iraq crisis worsens, the president demands a primarily political solution—even as Islamist forces surge to the Baghdad suburbs.

In Africa, that same president is, fortunately, far more active. Elite U.S. Army units are killing and capturing terrorists in North Africa (including the so-called Butcher of Benghazi). Hundreds of other counter-terrorism trainers are helping African nations (Libya, Niger, Mauritania, and Mali) to field commando teams to combat Islamist forces in Africa, which have Islamist ideologies nearly indistinguishable from the predators devouring Iraq. These new native units are vital for beating back the Islamist threat to the region. Hundreds of U.S. Special Forces have been sent to hunt the Lord’s Resistance Army, a murderous band of militants, in the wilds of Uganda. Djibouti, on Africa’s Red Sea coast, remains an active U.S. military base and America’s spies and soldiers help fight Islamists in Somalia and Kenya. Drones are roaming Nigeria, searching for missing schoolgirls. And, of course, the Obama administration’s longest war was fought in North Africa, in the skies and streets of Libya.

When military might matters, Obama seems to have one rule for Africa and another for Asia (especially Iraq).

Perhaps the most dramatic case of the Obama Administration’s efforts in Africa is in the Democratic Republic of the Congo. The onetime Belgian colony (known in the 1970s and 1980s as Zaire) is a failed state, riddled with strategic minerals, riven by ethnic factions, and ravaged by a civil war that killed, United Nations and human-rights advocates estimate, somewhere between 900,000 to 5.4 million Congolese since 1997. Causality estimates vary because international observers fear to go into the field. Most of the death toll stems from starvation and disease caused by driving millions of families from their homes into the malarial rainforests. Many others were slain by foreigners with ethnic, ideological or monetary motives. (Neighboring nations covet Congo’s vast mineral wealth, estimated as high as $24 trillion in diamonds, cobalt, copper and gold.) Still more Congolese have been murdered by locals, often hired by outsiders to commit atrocities. Congo is also the rape capital of the world.

Yet in Democratic Republic of the Congo, the Obama Administration talks mainly about restoring democracy—something it rarely mentions outside Africa. The DRC is ruled by a man, Joseph Kabila, who is hinting that he won’t leave office when his final constitutional term ends in 2016.

Kabila is a one-man summary of what ails Africa. He inherited the presidency following the assassination of his father, who himself had seized power with blood and chaos. Joseph Kabila recently gave himself another five-year term “in elections that were criticized by everyone from the European Union to the country’s Roman Catholic bishops,” writes J. Peter Pham, director of the Africa Center at the Atlantic Council.

Like Africa’s worst, Kabila seems to have stolen aid money—meant for some of the poorest people on Earth—on a gargantuan scale. He seems to have amassed some $15 billion over the past decade in offshore banks in the British Virgin Islands and elsewhere, according to accounts in French and German-language media outlets. Accounts of Kabila’s alleged misdeeds are commonly talked about in the French-speaking world, as you can see here, here, here and here (all links in French). Congo, a French-speaking country, along with most of Francophone Africa, has largely been ignored by U.S. and other English-speaking media. If those accounts–and the accounts related to me by French-speaking Africans who have done business in Congo–are accurate, Kabila has enriched himself and his family while millions suffer in a war-ravaged state.

By contrast, Mobutu Sese Seko, a dictator who ruled Congo for 32 years, piled up $5 billion. (A European court recently let Mobutu’s heirs keep their nest egg, finding that the statute of limitations of colossal theft had run out.) Kabila controls lucrative offshore drilling and fishing concessions and access to some of richest onshore mineral claims in the world.

Like his predecessor, Kabila seems to have turned kleptocracy into a family affair, according to Western expatriates and African experts. His brother, Soulemane Kabila, is believed to have diverted some $300 million from the DRC’s treasury. Meanwhile, exporters, who are legally entitled to a rebate on the value-added tax for exports, say that they have been denied millions in refunds—discouraging foreign investors.

Meanwhile, Kabila’s brother and sister apparently own a firm that has been awarded a monopoly contract to print all government documents. Congo’s recent switch to a high-tech biometric passport makes this government printing monopoly even more lucrative. After all, requiring every Congolese with enough money to travel to replace their passport certainly adds to the bottom line for the only outfit that can print those new passports.

Now Kabila seems to want to defy the Congo constitution’s term limits and stay in power beyond 2016. President for life. Just like many of the bloodstained men who have ruled Congo since its independence from Belgium in 1960.

America’s response has been unambiguous. The president’s envoy, former U.S. Senator Russ Feingold, said: “Africa doesn’t need strong men, it needs strong institutions.” He is right.

Feingold is equally direct in calling for military strikes against rebel groups that fail to immediately disarm. “If this drags on through the summer, there’s no excuse not to take strong action,” he told the New York Times. “People involved in genocide, who are included in this group, are not entitled to dialogue.” While Feingold is talking about military strikes carried out by a multi-national military force organized under the United Nations, which has been in the DRC for years, it is clear that there is steel in his words.

Clearly, Kabila should leave office when his term expires. The greatest gift he can bestow on his country is the start of a tradition of peaceful and constitutional transfers of power. A new history can begin with him.

If not, the U.S. and European Union should target his assets. Kabila’s ill-gotten gains should not be shielded in his alleged offshore accounts, but seized for the people of his ravaged and weary nation—if he fails to leave office when his term expires. If Kabila leaves when his nation’s constitution requires, let him keep his money. Bribing would-be dictators, with their own funds, to leave office would be a refreshing change.

And the Obama Administration could make a fresh start as well. Upholding American ideals of law and order, multi-party democracy and social tolerance—and backing those ideals with international and military action—is a policy that could be extended far beyond the Congo. Indeed, it was once known as “Bush Doctrine.” Obama could that doctrine his own.

If the Administration fails to extend America’s ideals beyond Africa, the Obama doctrine will dissolve into a contradictory cacophony that knows only what it is against, not what it is for. A clear and consistent policy for the Congo is good. Those same ideals should be applied to Iraq and around the world.
jambotubes.com

By yvesmalou

LES 10 JEUNES LES PLUS RICHES D’AFRIQUE (FORBES)

PEOPLE
Obama may be non-interventionist in the Middle East, but he’s acting increasingly like a neo-con in Africa.

President Barack Obama has repeatedly said that he is against “boots on the ground” in Iraq, robustly ruled out airstrikes, and reluctantly dispatched some 300 advisers into that war-torn land. As Iraq crisis worsens, the president demands a primarily political solution—even as Islamist forces surge to the Baghdad suburbs.

In Africa, that same president is, fortunately, far more active. Elite U.S. Army units are killing and capturing terrorists in North Africa (including the so-called Butcher of Benghazi). Hundreds of other counter-terrorism trainers are helping African nations (Libya, Niger, Mauritania, and Mali) to field commando teams to combat Islamist forces in Africa, which have Islamist ideologies nearly indistinguishable from the predators devouring Iraq. These new native units are vital for beating back the Islamist threat to the region. Hundreds of U.S. Special Forces have been sent to hunt the Lord’s Resistance Army, a murderous band of militants, in the wilds of Uganda. Djibouti, on Africa’s Red Sea coast, remains an active U.S. military base and America’s spies and soldiers help fight Islamists in Somalia and Kenya. Drones are roaming Nigeria, searching for missing schoolgirls. And, of course, the Obama administration’s longest war was fought in North Africa, in the skies and streets of Libya.

When military might matters, Obama seems to have one rule for Africa and another for Asia (especially Iraq).

Perhaps the most dramatic case of the Obama Administration’s efforts in Africa is in the Democratic Republic of the Congo. The onetime Belgian colony (known in the 1970s and 1980s as Zaire) is a failed state, riddled with strategic minerals, riven by ethnic factions, and ravaged by a civil war that killed, United Nations and human-rights advocates estimate, somewhere between 900,000 to 5.4 million Congolese since 1997. Causality estimates vary because international observers fear to go into the field. Most of the death toll stems from starvation and disease caused by driving millions of families from their homes into the malarial rainforests. Many others were slain by foreigners with ethnic, ideological or monetary motives. (Neighboring nations covet Congo’s vast mineral wealth, estimated as high as $24 trillion in diamonds, cobalt, copper and gold.) Still more Congolese have been murdered by locals, often hired by outsiders to commit atrocities. Congo is also the rape capital of the world.

Yet in Democratic Republic of the Congo, the Obama Administration talks mainly about restoring democracy—something it rarely mentions outside Africa. The DRC is ruled by a man, Joseph Kabila, who is hinting that he won’t leave office when his final constitutional term ends in 2016.

Kabila is a one-man summary of what ails Africa. He inherited the presidency following the assassination of his father, who himself had seized power with blood and chaos. Joseph Kabila recently gave himself another five-year term “in elections that were criticized by everyone from the European Union to the country’s Roman Catholic bishops,” writes J. Peter Pham, director of the Africa Center at the Atlantic Council.

Like Africa’s worst, Kabila seems to have stolen aid money—meant for some of the poorest people on Earth—on a gargantuan scale. He seems to have amassed some $15 billion over the past decade in offshore banks in the British Virgin Islands and elsewhere, according to accounts in French and German-language media outlets. Accounts of Kabila’s alleged misdeeds are commonly talked about in the French-speaking world, as you can see here, here, here and here (all links in French). Congo, a French-speaking country, along with most of Francophone Africa, has largely been ignored by U.S. and other English-speaking media. If those accounts–and the accounts related to me by French-speaking Africans who have done business in Congo–are accurate, Kabila has enriched himself and his family while millions suffer in a war-ravaged state.

By contrast, Mobutu Sese Seko, a dictator who ruled Congo for 32 years, piled up $5 billion. (A European court recently let Mobutu’s heirs keep their nest egg, finding that the statute of limitations of colossal theft had run out.) Kabila controls lucrative offshore drilling and fishing concessions and access to some of richest onshore mineral claims in the world.

Like his predecessor, Kabila seems to have turned kleptocracy into a family affair, according to Western expatriates and African experts. His brother, Soulemane Kabila, is believed to have diverted some $300 million from the DRC’s treasury. Meanwhile, exporters, who are legally entitled to a rebate on the value-added tax for exports, say that they have been denied millions in refunds—discouraging foreign investors.

Meanwhile, Kabila’s brother and sister apparently own a firm that has been awarded a monopoly contract to print all government documents. Congo’s recent switch to a high-tech biometric passport makes this government printing monopoly even more lucrative. After all, requiring every Congolese with enough money to travel to replace their passport certainly adds to the bottom line for the only outfit that can print those new passports.

Now Kabila seems to want to defy the Congo constitution’s term limits and stay in power beyond 2016. President for life. Just like many of the bloodstained men who have ruled Congo since its independence from Belgium in 1960.

America’s response has been unambiguous. The president’s envoy, former U.S. Senator Russ Feingold, said: “Africa doesn’t need strong men, it needs strong institutions.” He is right.

Feingold is equally direct in calling for military strikes against rebel groups that fail to immediately disarm. “If this drags on through the summer, there’s no excuse not to take strong action,” he told the New York Times. “People involved in genocide, who are included in this group, are not entitled to dialogue.” While Feingold is talking about military strikes carried out by a multi-national military force organized under the United Nations, which has been in the DRC for years, it is clear that there is steel in his words.

Clearly, Kabila should leave office when his term expires. The greatest gift he can bestow on his country is the start of a tradition of peaceful and constitutional transfers of power. A new history can begin with him.

If not, the U.S. and European Union should target his assets. Kabila’s ill-gotten gains should not be shielded in his alleged offshore accounts, but seized for the people of his ravaged and weary nation—if he fails to leave office when his term expires. If Kabila leaves when his nation’s constitution requires, let him keep his money. Bribing would-be dictators, with their own funds, to leave office would be a refreshing change.

And the Obama Administration could make a fresh start as well. Upholding American ideals of law and order, multi-party democracy and social tolerance—and backing those ideals with international and military action—is a policy that could be extended far beyond the Congo. Indeed, it was once known as “Bush Doctrine.” Obama could that doctrine his own.

If the Administration fails to extend America’s ideals beyond Africa, the Obama doctrine will dissolve into a contradictory cacophony that knows only what it is against, not what it is for. A clear and consistent policy for the Congo is good. Those same ideals should be applied to Iraq and around the world.
jambotubes.com

PEOPLE

By yvesmalou