QUE S’EST-IL REELLEMENT PASSE A KINSHASA ? ( LISEZ ! )

Selon diverses sources, des tirs ont été entendus à la fin de la matinée de ce mardi 22 juillet au Camp militaire Kokolo situé à un jet de pierre du siège de la RTNC (Radio télévision nationale congolaise) et du Parlement. Selon une dépêche de l’Agence France Presse reprise par “France 24”, l’armée aurait évacué l’aéroport international de Ndjili. “Ici à Barumbu, la situation est calme, raconte une maman kinoise jointe au téléphone. Nous avons été surpris de voir des gens courir. Ils venaient du centre-ville”. Deux questions demeurent pour l’instant sans réponse. Qui tire sur qui? Pourquoi?

Selon une source politique qui a requis l’anonymat, le gouverneur de la ville de Kinshasa, le PPRD André Kimbuta Yango, serait intervenu, au début de l’après-midi, à la télévision nationale, pour “rassurer” la population que la situation était sous contrôle.

Un communiqué publié par le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, fait état de “trente malfrats” qui auraient tenté d’attaquer le Camp militaire Tshatshi, base de la garde prétorienne de “Joseph Kabila”. “Le groupe a été maîtrisé”, souligne le texte.

A Kinshasa, des voix s’élèvent pour fustiger le “déficit de communication” qui a prévalu durant plusieurs heures. “Les tirs ont commencé vers 10 heures, peste la source. La population est restée durant plusieurs heures dans l’incertitude totale, faute d’information officielle”. Un confrère kinois confirme ce fait. Et d’ajouter : “Ce n’est qu’au milieu de l’après-midi que le gouverneur de la ville s’est manifesté, suivi par un communiqué du ministre des Médias. Cette communication tardive démontre que les autorités ont mis du temps pour savoir ce qui se passait dans la ville”.

Jointe au téléphone à la fin de l’après-midi à Kin, une source proche des “services” est moins enthousiaste que Lambert Mende. “Le ministre Mende a la fâcheuse habitude de tirer des conclusions hâtives sur les événements, commente-t-il. Il est tout simplement léger voire irresponsable de parler de malfrats alors qu’il y a eu des attaques simultanées au Camp Kokolo et au Camp Tshatshi”. Il poursuit : “Le 30 décembre 2013, il y a eu l’attaque de la RTNC par des individus présentés comme étant des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila. Ce qui s’est passé ce mardi 22 juillet donne l’impression que le pays n’est pas gouverné”.

Des informations recoupées font état d’une grogne qui couve non seulement sur le plan social mais aussi au sein de l’armée. L’attaque du camp Tshatshi est symptomatique d’un certain mécontentement. Ce lieu sert de base aux éléments de la garde républicaine ou présidentielle, composée à trois quart par des natifs du Katanga. “Contrairement à une certaine légende, les membres
de cette unité sont loin d’être des privilégiés, estime une source. Il y a des discriminations au sein de cette unité entre les Balubakats de Manono et les Karunda”. “Les Balubakats se comportent comme si le pouvoir actuel est leur chose”.

Dans la soirée, certains analystes n’excluaient pas que les événements survenus à Kinshasa procèdent d’une “manipulation politique”. “A la veille de la rencontre de Washington entre des dirigeants africains et Barack Obama, Joseph Kabila pourrait invoquer l’instabilité dans son pays afin de s’y absenter”, soutient un politologue. Un avis partagé par un opposant politique.

Baudouin Amba Wetshi, article révu.

– See more at: http://fr.africatime.com/republique_democratique_du_congo/articles/psychose-que-sest-il-passe-kinshasa#sthash.tiEtI9AA.dpuf

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s