LISTE YA LIBALA NA KINSHASA EKOMI NETI BAZOTEKA MWANA MWASI

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Le mariage est une institution divine. A un certain moment de la vie, l’homme et la femme sont appelés à quitter les toits paternels pour former leur foyer. Cela nécessite certains préalables parmi lesquels, le versement de la dot.

Actuellement, la dot semble perdre sa valeur ancienne. Le coût excessif de celle-ci n’encourage pas les jeunes à s’engager dans le lien du mariage. A quoi serviraient donc ces exigences exorbitantes des parents, s’ils aiment réellement leur fille et qu’ils ne veulent que son bonheur ?

Kinshasa, le 12 septembre 2012 (COM)- « Il n’est pas bon que l’homme soit seul », dit la bible. Cette parole divine est d’une importance capitale. Aujourd’hui, beaucoup sont bloqués pour accomplir cette recommandation divine. Et pourtant, c’est la seule voie que Dieu a établie pour assurer la continuité de l’humanité ; il y a du bonheur dans le mariage vrai.

La dot constituait hier, l’ensemble de biens et argents que le futur époux apportait à la famille de sa fiancée. A l’heure actuelle, la pratique de ce rituel a subi bien des modifications et transformations. L’on assiste impuissamment à « une facture excessive » de la dot. Celle-ci jadis symbolique, elle a perdu toute sa signification.

Comment et pourquoi en sommes nous arrivés là ?

D’emblée, on tenterait de répondre que se sont les attitudes « gourmandes » et commerciales de certains parents de la future épouse. Ces derniers exigent de leur futur gendre des sommes d’argent et de biens importants, pour conclure le mariage. Cette attitude crée un esprit de psychose, de dégoût, de découragement dans le chef de ces jeunes qui aspirent au mariage.

A titre exemplatif : le reporter de l’agence de presse Congo Opportunities Media connaît un couple qui se marie ce samedi coutumièrement (la fille est de Nord Kivu), et dont on a demandé au futur époux en guise de dot : 4 vaches (chacune ayant une valeur de 450 dollars, ce qui fait 1800 dollars) accompagnées de huit chèvres (1OO dollars US pour chacune, ce qui amène à 800 $), 3000 $ la somme exigée, plus ou moins trente casiers de boissons et à cela s’ajoute ce qu’on demande habituellement, à savoir : costume (prêt à porter), chaussure, chemise etc pour papa ; les super wax, bassin, couverture etc pour maman.

Cependant, au moment où l’on est entrain de chasser « l’esprit de célibat » à l’église, voilà l’une des raisons qui ne favoriseraient pas les jeunes à accéder au mariage.

Et pourtant, se marier devrait être avant tout un acte de cœur affermi néanmoins par le versement d’une quantité symbolique de biens et une somme d’argent raisonnable, afin d’encourager et de faciliter les futurs mariés.

Par ailleurs, les conséquences immédiates de cette pratique sont entre autres : la cohabitation libre ou mieux le mariage « yaka tofanda », les fiançailles prolongées, la femme est considérée comme »une marchandise » et ne mérite aucun respect de la part de son époux etc.

Qu’en était-il à sa genèse ?

Du temps de nos ancêtres, la dot constituait un symbole qui unissait deux êtres, strictement de sexes opposés, en vue de former un foyer duquel découlera une progéniture.

Aujourd’hui, certains parents ont transformé la dot en une pratique lucrative. Pour eux, la dot constitue un prix que le conjoint doit payer pour compenser les dépenses contractées dans l’éducation de la jeune fille. Et pourtant, au début il n’en était pas ainsi.

Il convient de souligner, chaque tribu en principe a ses mœurs, ses valeurs culturelles et coutumes. Le constat est qu’aujourd’hui toutes les tribus vivant à Kinshasa, ne tiennent plus compte de cet aspect de chose. Les différentes tribus ne se marient plus selon leurs coutumes, on tend vers une forme unique du mariage.

Ainsi, il est temps qu’on puisse revenir à la forme originale voire originelle du mariage, qui est en fait une institution divine. Les parents de la jeune fille doivent savoir qu’elle n’est pas à vendre. L’Etat a le devoir de règlementer la question si possible publier des lois y relatives, afin que la dot puisse revêtir sa valeur d’entan.

Aimé MBG

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