RDC: LA DIASPORA A ENVOYE AU MOINS 9,3 MILLIARDS DE $ VIA W. UNION

Cet article du journal le Potentiel, signé par Angelo Mobateli date de quelques semaines. Mais son contenu mérite qu’il soit consigné dans nos archives et au besoin relancer les débats . Car9,3 milliards USA est un montant considérable, pouvant permettre la réalisation de grands projets s’il était canalisé et bien coordonné.

A titre indicatif, 15 Air Bus A320 coûteraient 9,8 milliards USA; un Boeing 737 coûte 51 millions USA; un TGV coûte 15 millions USA ; un Euros Star 32 millions USA; un F14 coûte 38 millions USA; et, etc.

Qu’en pensez-vous?

La RDC a reçu de sa diaspora 9,3 milliards USD en 2011 contre 2,3 milliards USD en 2009

Les ressortissants de la RD Congo à l’étranger (estimés entre 2,7 et 7 millions) ont transféré en 2011 à leurs familles 9,3 milliards USD (soit 45 % du PIB du pays et 950 % de l’aide publique au développement) contre 2,3 milliards USD en 2009. Ces ménages reçoivent plus ou moins et par an 2.000 euros qui leur permettent d’avoir un niveau de revenus supérieur à la moyenne nationale.

« Une partie de ces sommes provient de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Belgique, de la Suisse et de la Grande-Bretagne. Les principales sources des fonds envoyés au Congo sont plus acheminées à Kinshasa. L’argent ainsi reçu permet d’envoyer un enfant à l’école, de construire une maison ou d’acheter de quoi nourrir ceux qui sont restés au pays. Il contribue aussi à la construction de 60 % des infrastructures et à l’envoi de 4 enfants Congolais sur 10 à l’école grâce », selon Afrique Renouveau.

Le magazine onusien note que « la plus grande partie des sommes qu’envoient les émigrés congolais n’est pas comptabilisée et n’est donc pas prise en compte dans les statistiques de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale. Car, il y aussi les circuits parallèle pour envoyer les fonds. Soit l’argent est envoyé par le biais des amis qui vont en vacances au pays, soit les fonds passent par des Agences clandestines qui se prolifèrent dans les communautés des Congolais de partout ».

« Contrairement à l’aide internationale qui est prévisible et budgétisée, les fonds des Congolais se caractérisent par leur imprévisibilité aussi bien sur le volume que la régularité des transferts. Si les frais de transaction étaient réduits de 2% (contre les 12 et 20% actuels), les fonds envoyés par les Congolais augmenteraient à 13 ou 15,5 milliards de dollars par an », relève la Banque mondiale.

Transferts annuels de 2 milliards USD

En séjour à Kinshasa, deux membres de la « Diaspora province RDC » ont appelé le 31 août 2012 le gouvernement à créer un cadre spécial permettant aux Congolais vivant à l’étranger d’investir en RDC. « Les membres de la diaspora envoient chaque année à leurs familles en RDC via des agences de transfert d’argent 2 milliards USD », ont indiqué à la presse Joseph Yani Bokumo et Jean-Claude Wetchi, qui vivent respectivement à Montréal (Canada) et à Paris (France).

« En 2008, les Congolais de l’étranger ont réalisé un flux global de transferts entrants en RDC totalisant 130.308.838 USD contre 67.624.490 USD de transferts sortants en 2007 », avait indiqué mercredi 3 juin 2009 David Lelu, chef du projet « Maisons des Congolais de l’étranger et des Migrants (MCDEM) », lors d’une rencontre avec la presse au siège du ministère des Affaires étrangères.

« Les diasporas intègrent un capital humain, financier et social utile au développement de leurs communautés dans les pays d’origine. Ces indications disponibles ont été communiquées par la Banque centrale du Congo et dégagent un flux net de 62.684.342 USD en faveur de la RDC en 2007. Ces flux nets représentent le double de ceux enregistrés en 2006 et le triple de ceux de l’exercice précédent », avait-il précisé.

Après avoir souligné « la difficulté qu’il y a à produire des données sur le montant des fonds envoyés en RDC par les émigrants congolais », il avait relevé que « ces statistiques de la Banque centrale du Congo montrent une certaine évolution dans le sens d’un équilibre relatif entre les transferts officiels enregistrés au titre de fonds entrants en RDC pour l’année 2004 et ceux sortants qui se sont élevés respectivement à 96.820.000 USD contre 40.910.000 USD ».

« La gageure pour les décideurs des pays développés ou en développement consiste à créer un climat ou des mécanismes porteurs et favorables aux apports de la diaspora et des migrants au développement. Les diasporas africaines jouent un rôle non moins important dans les efforts de développement économique, social et culturel de leurs localités. Leurs actions sont remarquables dans les activités d’économie sociale où les associations diasporiques prennent des initiatives seules ou en partenariat avec des mouvements associatifs du Nord », avait-il fait remarquer.

Il avait précisé que « l’engagement volontaire formel des émigrants dans les efforts de développement local dans leurs pays peut prendre plusieurs formes, notamment l’expédition de biens en nature, le transfert de fonds +institués+ (retenues de salaires effectuées par les services sociaux de retraités ou d’allocations familiales, etc) ».

40 milliards USD transférés chaque année par les Africains de la diaspora

En dépit des difficultés rencontrées dans la plupart des pays pour la gestion du phénomène migratoire, la migration internationale n’a pas, pour l’essentiel, été intégrée à la planification du développement. Dans le cadre du premier « Dialogue régional africain sur les migrations internationales » organisé en octobre 2011 à Addis Abeba (Ethiopie), l’Union africaine avait affirmé que 30 millions d’Africains (soit moins de 3% de la population totale africaine) vivant en dehors de l’Afrique apportaient chaque année prés de 40 milliards USD à plus de 25 millions de familles du continent.

« Ce montant se rapproche du total de l’aide publique au développement (APD) consentie par tous les pays membres de l’OCDE, qui s’élevait à 47,6 milliards USD en 2009. Bien qu’une grande partie de ce montant soit consacrés aux soutiens des familles, une part croissante s’oriente progressivement vers le secteur productif et l’immobilier. La valorisation de l’épargne de la diaspora est devenue depuis quelques années un enjeu pour de nombreux gouvernements, dans la mesure où les flux de transferts peuvent constituer jusqu’à 25% du PIB », avait-elle observé.

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