DIALOGUE DE KABILA: VITAL KAMERHE POSE DES CONDITIONS POUR Y PARTICIPER

DIALOGUE : KAMERHE POSE DES CONDITIONS À KABILA
C’est le samedi dernier sur ” TOP-CONGO ” que le chef de l’Unc, Vital Kamerhe est à nouveau revenu sur le dialogue politique que va convoquer incessamment Joseph Kabila, Président de la République. On retient grosso modo que le leader Mushi persiste et signe et dit non à ce forum. Et, enfonçant le clou, pour lui il ne s’agit ni plus ni moins que d’un piège tendu au peuple congolais pour obtenir une prolongation de fait de la mandature de Joseph Kabila qui s’achève au 20 décembre 2016.
Il nuance cependant et demande au chef de l’Etat avant toute chose, de faire un message à la nation dans la forme prévue par la loi et de présenter aux Congolais des garanties sur ce forum. Kamerhe lui demande expressément de donner des garanties claires sur deux questions.
Il s’agit des élections qui doivent être tenues dans le strict respect des délais constitutionnels et qu’il ne cherchera pas un 3ème mandat. Dès que le Président Kabila aura donné ces assurances en rapport avec la Constitution, Vital Kamerhe soutiendra les Résolutions issues de ce forum.
Par ailleurs, l’homme ne voit pas comment on pourrait jeter des anathèmes sur des Résolutions d’un dialogue qui est conforme aux aspirations du peuple congolais. Il les approuve même sans y avoir pris part. Qu’est-ce qui ressort de ces propos tenus par le Président de l’Unc concernant le dialogue politique à convoquer par le chef de l’Etat ?
En les analysant à la loupe, il appert que Kamerhe a indiscutablement opéré une inflexion considérable par rapport au dialogue. Sa position de départ avec les autres membres de la Dynamique de l’Opposition était le rejet pur et simple du principe même du dialogue, surtout pas avec Joseph Kabila autour d’une même table car à leurs yeux, il fait partie du problème.
ACCEPTER LES RESOLUTIONS DU FORUM
En plus, ils ne lui reconnaissent pas la prérogative de convoquer pareille rencontre. Or là, lorsque Vital Kamerhe pose à Joseph Kabila des conditions d’assurer les garanties du respect de la Constitution, c’est qu’il reconnait implicitement au Raïs, le pouvoir de convoquer le forum, car il est prêt à en accepter les Résolutions. Ce qui, ipso facto, bat en brèche cette autre position de la Dynamique de l’Opposition de ne pas se mettre autour d’une même table que Joseph Kabila.
Pour eux, le seul cadre de dialogue entre les différentes parties prenantes c’est celui qui existe comme cadre de concertation CENI-Opposition-Société civile. On peut lire aussi en filigrane des propos de Vital Kamerhe qu’il peut bien prendre part à ce forum si ces garanties constitutionnelles sont données par le chef de l’Etat.
La preuve, c’est que le chef de l’Unc dit qu’il soutient les Résolutions qui sortiraient d’un tel forum, c’est-à-dire sous ces conditions et qu’il ne comprendrait pas le sens des anathèmes qui seraient lancés. On peut dire que Kamerhe pose à Kabila les conditions du véritable dialogue. Mais cette sortie médiatique n’est pas faite au hasard.
Plusieurs paramètres indiquent que le dialogue pourrait se tenir effectivement sous ces exigences constitutionnelles. Il y a le chef charismatique de l’Udps Tshisekedi Wa Mulumba qui annonce sa participation personnelle d’ici fin novembre. C’est du reste l’ultimatum qu’il avait fixé au Pouvoir pour convoquer le dialogue. Après, ce serait pour lui sans objet.
UN COMPROMIS SUR PLUSIEURS QUESTIONS QUI DIVISENT
On sait que lors des négociations de predialogue, les deux parties, le délégués du chef de l’Etat et l’Udps avaient trouvé un compromis sur plusieurs questions sensibles qui les divisaient au départ. Ils ont défini les termes de références du dialogue. L’Udps soutient que le dialogue qu’eux ont préparé ne donnera pas lieu à un glissement de la mandature.
Il y a aussi la médiation internationale sur laquelle ils s’étaient enfin accordés. Ce qui est une grande avancée. Il faut retenir qu’un dialogue tenu sous l’égide de la médiation internationale répond à tous les critères de garantie relevés à juste titre par Vital Kamerhe.
On connait la position de la Communauté internationale sur le processus électoral en RDC. C’est le respect strict des délais constitutionnels. Pour y arriver, ils préconisent de n’organiser que trois scrutins en 2016, les provinciales, les législatives et la présidentielle.
Plus particulièrement pour la présidentielle et les législatives, ils souhaitent qu’elles aient lieu en novembre 2016 et ce, quel que soit l’état du fichier électoral. C’est connu, ils le disent à qui veut les entendre et n’ont pas du tout évolué d’un iota.
Dès lors que Joseph Kabila accepté la médiation internationale, c’est qu’il va dans le sens des attentes de l’Opposition et d’une partie de la Société civile. Car, concernant le dialogue lui-même, la Communauté internationale le soutient à condition qu’il ne donne pas lieu à un glissement de mandature et que les élections se tiennent dans les délais constitutionnels. C’est cette position qui a fermement été réaffirmé la semaine dernière dans la bouche des deux Envoyés spéciaux dans les Grands lacs, celui de la Grande-Bretagne et celui de l’OIF.
-KANDOLO M-

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