AMOUR ET AFFECTION DANS LE COUPLE, VERITE EBIMI NA PWASSA.

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Préférez-vous votre mari ou vos enfants ?

Question cornélienne, mais pas si absurde ! Si la réponse est difficile, elle en dit beaucoup sur notre couple, notre famille et notre équilibre. Enquête.

AIMER SON MARI PLUS QUE SES ENFANTS SERAIT-IL DONC SI TRANSGRESSIF ?

Romancière et juriste américaine, Ayelet Waldman a fait scandale en 2005 : « Si je devais perdre un enfant, expliquait-elle au “New York Times”, je serais anéantie mais je peux entrevoir un après. Parce qu’il me resterait mon mari. Je suis en revanche incapable de me représenter l’existence après sa mort à lui. » Menaces, appels aux services sociaux… Les commentaires se déchaînent, la traitant de « mauvaise mère », insulte dont elle se servira pour écrire un livre (1) qui divise les Américains. Mais il n’y a pas qu’outre-Atlantique que ce type de réponse choque. Sophie, 38 ans, se souvient d’avoir demandé à sa mère à 8 ans : « Qui aimes-tu le plus, maman ? » La réponse a été immédiate : « D’abord ton père, puis vous trois et, enfi n, ma mère. » Cela lui avait paru normal. Trente ans plus tard, lorsque Sophie évoque cet épisode avec ses amies, les réactions sont vives. « Quoi ? Mais c’est horrible ! » dit l’une. « Ce sont mes enfants. Je tuerais pour eux », déclare l’autre. « Mon mari, je sais qu’il peut me quitter mais mes enfants, jamais. C’est eux que j’aime le plus », renchérit une troisième. « Ça n’a pas été trop dur de vivre avec des parents pareils ? » s’enquiert la dernière… « Non, avoue Sophie, même si on avait parfois l’impression d’être poussés hors du nid. » Aimer son mari plus que ses enfants, miser sur son couple serait-il donc si transgressif ?

(1) Auteure de « Bad Mother. A Chronicle of Maternal Crimes, Minor Calamities and Occasional Moments of Grace » (éd. Anchor Books).

QUAND LA MATERNITÉ EST SURVALORISÉE

Mettre un enfant au monde crée un lien viscéral, nous serine le bon sens populaire. Vrai, disent presque toutes les mères interrogées. C’est animal, instinctif, ce sont les tripes qui parlent, pas la tête. Du coup, certaines en oublient un peu le père. Pédiatre anti-consensuel, Aldo Naouri ne s’étonne pas de ces réponses : « La maternité induit un attachement spécifique mère-enfant dicté par les hormones. Le problème ? Si, jusqu’au milieu des années 70, la société soutenait les pères et équilibrait les rapports des deux parents, tout a changé depuis. L’enfant est devenu un pur objet de désir qui renforce le narcissisme et la puissance maternelle. Et les femmes se complaisent dans ce rapport amoureux aux enfants. » Est-ce naturel pour une femme de faire de l’enfant « le soleil autour duquel gravite son existence », selon la formule d’Ayelet Waldman ? Pour la sociologue Sylvie Cadolle, cette vision d’une relation maternelle toute-puissante ne résiste pas au crible de l’Histoire : « A la fi n du XIXe siècle, 95 % des petits Parisiens étaient placés en nourrice. » Ce qui a changé ? « L’édiction d’une norme ou d’un absolu maternel résulte d’une survalorisation de la maternité qui a débuté pendant la Seconde Guerre mondiale avec l’invention de la fête des Mères par le maréchal Pétain. » Une tendance renforcée par l’explosion du tout-psychologique dans les années 70 qui a rendu les mères responsables du meilleur comme du pire… Et Sylvie Cadolle de préciser « qu’être mère n’a jamais été aussi difficile qu’aujourd’hui, alors que fleurissent les injonctions contradictoires et les multiples devoirs intériorisés par les femmes ». On se doit d’être une mère parfaite, alors même qu’on sait qu’on ne peut, au mieux, qu’être une mère médiocre.

MILITER POUR SON COUPLE OU PRIVILÉGIER SES ENFANTS ?

L’enfant serait-il l’ultime valeur refuge ? Possible, quand on sait à quel point nous vivons en couple à durée limitée… Interrogé, Didier Pleux (2), psychologue, raconte être sidéré par le nombre de « mariages précaires » et indique n’avoir jamais vu autant de couples qui se séparent avec des enfants de moins de 6 mois. « Peut-être cela explique-t-il un déplacement des centres d’intérêt de la femme, échaudée par le couple, vers la maternité. Ce sur-investissement serait la conséquence d’une insécurité affective croissante. » Mère de deux adolescentes, Anne, 47 ans, ne dit pas autre chose lorsqu’elle proclame que ses filles « sont la grande révélation de [sa] vie ». Pourquoi ? « Parce qu’il n’est jamais garanti qu’un couple dure, alors que les enfants, c’est pour toujours », résume-t-elle. Dans ces conditions, militer pour son couple, privilégier son homme, est-ce si incroyable ? Rares sont les femmes à le faire. Eléonore, 36 ans, est de celles-là. « Mon mari, je l’ai choisi et je veux vieillir avec lui. J’aime infiniment nos deux filles mais elles sont la conséquence de nous. J’ai été élevée par une mère centrée sur ses enfants, et j’ai étouffé sous ce poids. Mon mari a été là avant nos enfants, il sera là pendant le temps de leur éducation et je souhaite qu’il soit là après, lorsqu’ils quitteront le nid. Nous partons régulièrement en week-end tous les deux et nous nous accordons une soirée par semaine sans enfants. Quand j’y pense, je me dis que j’investis mon couple parce que rien n’est jamais acquis, contrairement à mes enfants, avec lesquels le lien filial sera permanent. » Comme le constate Sabine, 44 ans : « De très nombreuses amies sont en train de se séparer après s’être polarisées sur leurs enfants. Avec mon mari, nous avons été très heureux de l’arrivée de Sam, il y a deux ans. Nous l’aimons, nous prenons soin de lui, mais ce n’est pas de lui que je suis amoureuse. Celui qui me fait vibrer, c’est mon mari ! »

(2) Auteur d’« Un enfant heureux » (éd. Odile Jacob).

ETRE UNE FEMME, C’EST ÊTRE TIRAILLÉE ENTRE SON CONJOINT ET SES ENFANTS

Aimer son compagnon aiderait-il ses enfants à grandir ? Il semblerait que oui. « Voir ses parents unis, c’est rassurant pour un enfant, rappelle Alain Braconnier (3), psychiatre et psychologue. C’est touchant et ça fait rêver. Les enfants aiment voir leurs parents heureux même s’ils se plaignent de ne pas participer à toutes leurs activités. Savoir leurs parents épanouis hors de leur présence, c’est même libératoire pour les enfants. » Et libérer ses enfants, les autoriser à s’éloigner, à vivre leur vie, c’est s’autoriser par la même occasion à vivre la nôtre ! Pour mettre tout le monde d’accord, peut-être faudrait-il pouvoir mieux qualifier ces amours. « Qui j’aime le plus, c’est la petite question de tous les jours et la grande question de la vie », résume Alain Braconnier, avant d’ajouter qu’« être une femme, c’est être en permanence tiraillée entre conjoint et enfants. Si la question est simpliste, la réponse est complexe et évolue à tout instant ». Les Grecs l’avaient compris, qui disposaient de quatre termes pour qualifier ce sentiment : agapê (l’amour divin), erôs (le désir sexuel), storgê (l’amour familial) et philia (l’amitié)… « Vouloir donner une réponse absolue est absurde, soutient Didier Pleux. Ces amours sont différentes, elles s’additionnent, ne se retranchent pas. Renonçons aux injonctions culpabilisantes et interrogeons-nous plutôt sur ce dont nous avons envie. » Se défaire des carcans, des « il faut » et des « on doit », sans doute est-ce la meilleure réponse à cette question.

http://www.elle.fr/Societe/Les-enquetes/Preferez-vous-votre-mari-ou-vos-enfants-2003344

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