DISCOURS DE JOSEPH KABILA DEVANT LE CONGRES DU 15 NOVEMBRE 2016.

Les membres des bureaux du Sénat et de l’Assemblée se sont installés dans l’hémicycle. L’hymne national a été chanté. Le président du Sénat ouvre la séance du congrès.

Les députés et sénateurs adoptent l’ordre du jour. La séance est suspendue. Le président du Sénat et de l’Assemblée nationale sortent de l’hémicycle pour aller accueillir le chef de l’Etat.

Plusieurs personnalités dans l’assistance. Le facilitateur du dialogue est présent dans l’hémicycle. Certains opposants qui ont pris part au dialogue sont également présents. Parmi eux, Vital Kamerhe, Azarias Ruberwa et Samy Badibanga.

Joseph Kabila fait son entrée au palais du peuple. Il est accueilli par Léon Kengo et Aubin Minaku, respectivement président du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Le président Kabila fait son entrée dans l’hémicycle où il va prononcer son discours dans les prochaines minutes. En principe, ce discours ne devrait lieu à aucun débat des parlementaires.

Des militants de la majorité lancent des slogans en l’honneur du président Kabila.

Le président du Sénat qui préside le congrès invite le chef de l’Etat à prendre la parole.

Joseph Kabila commence son discours et fait observer une minute de silence pour les personnes mortes pendant ses 15 ans au pouvoir.

Joseph Kabila: « Il y a 15 ans la RDC était un lambeau, un non-Etat. » Il rappelle l’état du pays quand il y a accédé au pouvoir, évoquant notamment les conflits armés et l’instabilité politique.

Joseph Kabila : « Face à une nation déchirée, j’avais pris un engagement précis de réaliser des changements profonds dans tous les secteurs de la vie nationale. » Le président rappelle ses promesses de pacifier le pays, de libéraliser l’activité économique, de combattre la pauvreté.

« Du chemin a été parcouru. Un long chemin semé d’embuches. […] Des institutions ont été installées entraînant des reformes sans précédent. Les provinces sont passées de 11 à 26 », fait savoir Joseph Kabila qui cite également des reformes réalisées dans le secteur judiciaire et sécuritaire.

« Hier sujet des préoccupations, la RDC est citée en exemple », déclare Joseph Kabila parlant de la lutte contre les violences sexuelles.

Joseph Kabila se réjouit des réformes lancées dans le domaine économique qui ont permis au pays de renouer avec la croissance en dépit de la crise. Il se félicite aussi du taux d’inflation.

Joseph Kabila parle de l’augmentation des salaires des fonctionnaires civils et militaires.

Il se félicite des progrès dans l’éducation, évoquant le taux brut de la scolarisation qui a connu un accroissement, passe de 83 à 107% au cycle primaire.

Joseph Kabila souligne l’importance des élections régulières et apaisées qui assurent le renouvellement de la classe politique.

Selon le chef de l’Etat, une partie de la population est devenue un terrain d’expérimentation des manœuvres insurrectionnelles.

« Aucun agenda politique ne saurait justifier la violence », déclare-t-il, avant d’ajouter :

« Miser pour accéder au pouvoir sur le sang congolais est, pour le moins, moralement condamnable. »

Pour Joseph Kabila, des jeunes défavorisés sont victimes de manipulation de certains politiciens. Aux jeunes défavorisés, il promet des politiques de réinsertion.

« Notre défi demeure la consolidation de notre démocratie. Il est impératif que nous conjurions les manœuvres tendant à prendre le pouvoir par la force ou par toute autre voie anti-constitutionnelle. Je lance une invitation à la classe politique à se préparer à la rencontre du souverain primaire car dans quelques mois, des scrutins seront convoqués », déclare Joseph Kabila.

Pour le président Kabila, le dialogue a été mené avec dextérité par le Premier ministre Edem Kodjo à qui il rend hommage.

Le chef de l’Etat estime que l’accord politique issu du dialogue reste « la seule feuille de route mise au point par les Congolais. Il fixe des perspectives réalistes pour les élections ».

Joseph Kabila félicite la Cenco pour ses bons offices et constate le refus de ceux qui ont boycotté le dialogue. « Soucieux de mes responsabilités, je ne peux permettre que la RDC soit prises en otage par une frange de sa classe politique », déclare-t-il.

Joseph Kabila promet de nommer un nouveau Premier ministre qui aura notamment pour mission de « conduire le peuple aux élections ».

Au sujet de son avenir, Joseph Kabila déclare: « Je tiens à dire que la RDC est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions sont réglées par la constitution ».

« N’ayant jamais été violée, la constitution sera toujours respectée dans toutes ces dispositions », ajoute-t-il.

Joseph Kabila conclut son discours.

Joseph Kabila a amorcé, lundi 14 novembre, la mise en œuvre de l’accord issu du dialogue politique national. C’est ce qu’il a dit aux différentes délégations ayant participé au dialogue qu’il a recues notamment la Majorité présidentielle (MP) conduite par Aubin Minaku, l’opposition conduite par Vital Kamerhe, la société civile et le facilitateur du dialogue, désigné par l’Union Africaine.

Selon ces délégations, le chef de l’Etat va « incessamment nommer le nouveau premier ministre » après la démission de Matata Ponyo et annoncera d’importantes décisions devant le congrès, mardi 15 novembre.

Pour Aubin Minaku, secrétaire général de la MP, il n’y a plus de temps à perdre. Il faut aller vite vers les élections.

« Le président de la République a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre l’accord que nous venions de signer à la cité de l’Union Africaine, avec l’opposition et la société civile. Nous n’avons plus de temps à perdre. Il faut mettre en œuvre l’accord parce qu’il faut organiser les élections dans ce pays. Il nous a annoncé que demain[15 novembre] il va s’exprimer devant la nation au congrès, tel que le prescrit la constitution de la République », affirme Aubin Minaku.

Plus de temps à perdre

Vital Kamerhe qui conduisait la délégation de l’opposition signataire de l’accord issu du dialogue politique national, estime que “la mission des bons offices de la CENCO auprès de la plate-forme Rassemblement ayant échoué, on ne doit pas continuer d’attendre”.

« Le président de la République nous a invité aujourd’hui pour nous annoncer officiellement le début de l’application de l’accord, avec la démission du premier ministre, la nomination du nouveau premier ministre, la formation du gouvernement et la mise en  place du comité de suivi et de son engagement ferme à respecter l’accord », affirme Vital Kamerhe.

Le co-modérateur du dialogue pour le compte de l’opposition indique cependant que la porte reste ouverte pour les opposants qui hésitent de signer l’accord.

« La porte reste ouverte, parce qu’à tout moment, les amis qui n’ont pas accepté jusque-là la démarche qui avait été menée par les évêques, par la SADEC et par le conseil de sécurité, ils ont des raisons que nous ne comprenons pas jusque-là. Peut-être qu’à la fin ils vont nous rejoindre et la porte est grandement ouverte parce que le bien le plus précieux que nous avons c’est la RDC, et notre peuple avant tout le monde », fait remarquer Vital Kamerhe.

La nomination du  premier ministre est imminent notent les hôtes du président Kabila. Selon certaines indiscrétions, les noms les plus en vue pour occuper ce poste sont soit Kamerhe, Jean Lucien Busa, Mokonda Bonza, Azarias Ruberwa voire Freddy Matungulu.

radiookapi.net

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