EDINGWE AKANGI RENAISSANCE YA PASTEUR MUKUNA, BAPESI YE 2.000 $.

Pour le premier volet de nos reportages sur le mondial en Afrique du Sud nous nous penchons sur la sorcellerie la superstition la magie et le football. En Afrique de l’ouest, on aime plutôt les grigris, mais en Afrique australe on a recours au Muti. De nombreux joueurs effectuent systématiquement le même rituel avant un match : certains lacent toujours la chaussure gauche avant la chaussure droite, d’autres font le signe de croix avant d’entrer sur le terrain.

Peau de python, dents de buffle coquillages et racines en tous genre ce marché du centre de Johannesburg propose toutes sortes de muti, il s’agit d’onctions ou des pommades. Les Sud-Africains y font appel pour trouver un emploi, gagner un procès ou obtenir le retour définitif de l’être aimé. Sur l’étal de Thabang Kubeka la solution magique pour marquer des buts se trouve dans une mignonnette de brandy. « Elle contient de la graisse d’écureuil africain », raconte Thabang qui est un Nyanga, c’est-à-dire qu’il vend le Muti aux guérisseurs que l’on appelle Sangoma. Il faut mélanger cette graisse avec des racines et s’en malaxer les pieds pour que le ballon rond trouve le chemin des filets. « L’écureuil est rapide, comme Wayne Rooney donc si vous voulez marquer des buts comme l’attaquant anglais Rooney, il vous faut cette huile », assure Tabang. Le traitement coûte soixante euros par joueur.

Un sangoma qui réduit ses produits à l’état de poudreNicolas Champeaux/RFI

Les sangomas réduisent souvent leurs produits à l’état de poudre en broyant les membres et les peaux des prédateurs à l’aide de pilons. Ainsi au Swaziland une carcasse de poulet avait été enterrée sous la pelouse d’un terrain flambant neuf et la FIFA avait modérément apprécié. Les guérisseurs sangomas peuvent également prescrire du muti pour affaiblir l’adversaire. Dans ce cas on peut voler le maillot du buteur et le brûler ou encore discrètement répandre de la poudre sur des joueurs pour les essouffler.Les guérisseurs sangoma sont sous pression raconte Robert Thornton professeur d’anthropologie à l’université de Witwatersrand. « Si les sangomas ne produisent pas de résultats, ils sont remerciés, donc ils vont tester tous les remèdes possibles. Si une équipe perd, cela veut dire que ses remèdes magiques ont échoué. Dans ce cas, les équipes décident de se débarrasser de leur sangoma et en recrute un autre ». Il n’existe pas pour autant de Mercato ou des saisons des transferts pour les sangomas. « Le Muti n’est là qu’en support, rappelle Thabang, les équipes doivent tout de même s’entraîner si elles veulent gagner !

http://afriquefoot.rfi.fr/20100607-football-fetichisme

UNE SELECTION DE YVES MALOU PAPA DE BEBE

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