BOTALA MAKAMBO BA POLICIERS BASALI BA SANGO, EZA PASI PE MAWA

Des policiers réagissant à un jet de pierre depuis le site de la cathédrale Notre Dame à Kinshasa, en RDC ce 25 février 2018. REUTERS/Goran Tomasevic
Et après la confrontation dans la rue, c’est la bataille des chiffres qui se tient désormais. Un, deux ou trois tués les bilans varient d’un journal à un autre. La plupart s’accordant toutefois sur le fait que l’objectif « 0 mort » fixé par le gouvernement est un échec. Tout comme les mesures qui visaient à limiter l’ampleur des protestations, « Plus de 3 millions de manifestants selon les organisateurs et le CLC déterminé à poursuivre la mobilisation » titre ainsi le site mediacongo.net qui reprend comme d’autres le communiqué du Comité laïc de coordination. Matinsinfo.net met de son côté en avant cette phrase du CLC : « Pas de répit pour le pouvoir en place tant que nous n’aurons pas retrouvé notre dignité et notre liberté. »

CAS-Info donne lui la parole au député d’opposition Martin Fayulu qui raconte sa journée au cœur des manifestations dans le quartier de Kalamu à Kinshasa. Il raconte les tensions avec les forces de l’ordre, les tirs de gaz lacrymogènes. « Nous avons pris le peuple à témoin » explique le parlementaire, poursuivant à propos du président Joseph Kabila « Il n’y a pas à négocier avec lui, il doit partir, c’est la seule solution ».

Point de vue radicalement différent du côté du journal La Prospérité pour qui la mobilisation de dimanche est « un échec cuisant » dénonçant une stratégie de l’opposition pour « entraîner les forces de l’ordre dans des réactions susceptibles de provoquer un maximum de morts et […] salir l’image du régime ». Et de dénoncer « une stratégie conçue à Bruxelles et […] l’instrumentalisation de l’Église catholique congolaise ».

Réaction sur le reste du continent au bras de fer en cours en RDC

« Le combat de la kalach et du missel se poursuit » titre ainsi L’Observateur Paalga au Burkina Faso. Le quotidien déplore « une RDC à la dérive, ballotée entre un pouvoir prédateur de l’État et des partis politiques sans grande crédibilité » et de rappeler le rôle de l’Église catholique dans l’histoire politique du pays. L’Observateur qui estime que « Joseph Kabila aurait tort de réduire le mouvement à un groupuscule de lecteurs égarés du missel à soumettre par la kalachnikov ».

« Chemin de croix pour les hommes de Dieu » rebondit Le Pays, toujours à Ouagadougou… Le journal salue la mobilisation, estimant que « tous ceux qui sont contre l’arbitraire […] ne doivent pas manquer de saluer cette posture ». Et de vertement critiquer Joseph Kabila, appelé « à limiter les dégâts avant que le ciel ne lui tombe sur la tête ». Le Pays qui plaide également pour « plus de compassion pour le peuple congolais » de la part de la communauté internationale et donc « plus de fermeté » à l’égard du régime. Aujourd’hui au Faso juge de son côté que le président congolais « tire son pays vers le fond » et se demande qui de ce « ting-tang » aura le dernier mot.

Réunion de financement du G5 Sahel

Un sommet plutôt positif d’après Roch Marc Christian Kaboré dont Aujourd’hui au Faso se fait l’écho. Mais selon le président burkinabé, « entre les déclarations d’intention et les actes concrets, il y a un long temps de réaction et cela est préjudiciable au combat mené sur le terrain. » Le Pays émet quant à lui des réserves estimant « que la riposte armée qui se prépare parviendra à élaguer l’arbre du terrorisme, mais pas à le déraciner » sans plan de développement raisonné et bonne gouvernance pour les régions concernées. Et de s’interroger sur la réelle nécessité des projets de compagnie aérienne commune ou de chemin de fer transsahélien évoqué par le Programme d’investissements prioritaires du G5 Sahel.

Au Mali, le quotidien homonyme Le Pays estime que la priorité est avant tout de « ramener la confiance entre l’État et ses citoyens » du Nord et du Centre du pays… et d’adjoindre le dialogue à la guerre, « en impliquant activement des populations » qui selon le journal « se sont habituées aux terroristes et se sentent parfois mieux à l’aise avec eux » faute d’un État de droit.

Au Sénégal, attente jusqu’au 30 mars pour le délibéré sur Khalifa Sall

Et le Walf en profite pour faire ce matin un récapitulatif sur l’affaire. Sur 4 pages, le journal revient sur le déroulement du procès, estimant notamment que les droits de la défense ont été remis en cause à plusieurs reprises. Le Walf pointe notamment la réduction par le tribunal du nombre de témoins à décharge pouvant être entendus. Le quotidien consacre également un article à « la guerre des avocats » qui a eu lieu lors du procès et mettant en exergue les déclarations fortes lors des débats… en particulier de Khalifa Sall « Je suis là parce que j’ai refusé une offre politique » a notamment déclaré le maire de Dakar « Ce procès est un procès politique ».


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