Nouvelles sanctions des Etats-Unis contre des hauts responsables de la RDC

Maison Blanche. Radio Okapi/Photo Pixabay.com

Le département d’Etat des Etats-Unis a annoncé, dans un communiqué publié jeudi 21 juin de nouvelles sanctions contre plusieurs hauts responsables de la RDC, en raison de leur implication dans des faits de corruption important dans le cadre du processus électoral sans les citer. Cette décision s’appuie sur l’article 7031 de la loi de 2018 sur les activités à l’étranger et les programmes connexes du département d’État.De plus, poursuit le communiqué, le département d’Etat prend des mesures pour empêcher l’entrée aux États-Unis de certains responsables de la RDC impliqués dans des violations des droits de l’homme.

« L’article 7031 prévoit que, dans les cas où le secrétaire d’État dispose d’informations crédibles selon lesquelles des fonctionnaires étrangers ont été impliqués dans des faits de corruption importants ou des violations flagrantes des droits de l’homme, ces personnes ne sont pas admissibles aux États-Unis », rapporte le département d’Etat.

Pour les Etats-Unis, les élections crédibles, transparentes et opportunes en décembre 2018, au cours desquelles le peuple congolais sera libre d’exprimer ses opinions sans crainte de violence ou d’intimidation, sont essentielles pour garantir un avenir plus pacifique et plus prospère à la RDC et à la région.

« Les actions d’aujourd’hui indiquent clairement que le gouvernement américain est déterminé à lutter contre la corruption, à soutenir des élections crédibles qui conduisent à la première passation de pouvoir pacifique et démocratique de la RDC, et à demander des comptes aux responsables d’actes de corruption ou de violations graves des droits de l’homme », conclut le communiqué.
Au mois de février, le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du Département du Trésor américain avait sanctionné le général de l’armée congolaise, Muhindo Akili Mundos, Guidon Shimiray Mwissa, ancien lieutenant de l’armée congolaise reconverti en chef milicien, l’ex-chef milicien Gédéon Kyungu Mutanga parce qu’ils contribuaient à la prolongation du conflit armé en RDC.

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Les Etats-Unis annoncent donc de nouvelles sanctions contre des officiels en RDC. Elles frappent plusieurs responsables congolais impliqués dans des faits de corruption en lien avec le processus électoral, selon le département d’Etat américain. Ces responsables sont désormais interdits d’entrer aux Etats-Unis, mais on ignore combien et surtout qui ils sont.

Washington refuse pour le moment de donner plus d’information. Le département d’Etat dit ne pas être obligé de rendre ces noms publics, qu’il s’agit d’une stratégie et que les Etats-Unis ont déjà procédé ainsi dans le passé.

« Même si ces personnes ne sont pas publiquement nommées, nous pensons que cela envoie un message important », a dit un responsable du département d’Etat à l’AFP. « La corruption est inacceptable, sape les institutions d’un pays et a des conséquences ». En clair, les personnes impliquées dans des faits de corruption ou des violations des droits de l’homme seront tenues pour responsables.

Un « avertissement »

A six mois jour presque pour jour de la tenue de trois scrutins cruciaux pour le pays, l’objectif de ces nouvelles sanctions est bien de servir « d’avertissement » et d’envoyer un signal politique à la République démocratique du Congo. Car ces dernières semaines, les inquiétudes autour de la possibilité que Joseph Kabila cherche à se maintenir au pouvoir au-delà du 23 décembre ou à briguer un troisième mandat sont remontées d’un cran.

La porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert a d’ailleurs appelé à la tenue « d’élections crédibles, transparentes et organisées dans les délais en décembre 2018 ». Des élections « à l’occasion desquelles les Congolais puissent être libres d’exprimer leurs opinions sans peur de subir la violence ou l’intimidation ».

Depuis des mois, les défenseurs des droits de l’homme comme l’ONU dénoncent un rétrécissement de l’espace politique avec notamment une interdiction de manifester en vigueur depuis bientôt deux ans. Rappelons enfin que 16 personnalités du régime de Joseph Kabila sont déjà visées par des sanctions de l’Union européenne (UE) et accusées de violations des droits de l’homme.

Chronologie et chiffres clés

 

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